“#Violence, on en parle?”

Le cyberharcèlement, le harcèlement de rue et toutes les autres formes de violences faites aux femmes étaient au coeur du débat et échanges organisé par la Maison de la Jeunesse ce mercredi 4 mars avec le CIDFF (Centre nationale d’information sur les Droits des femmes et des familles) dans le cadre de la Semaine des Droits des femmes.

Une dizaine de jeunes se sont réunis à la Maison de la Jeunesse pour discuter des violences faites aux femmes, en cette Semaine des Droits des femmes. Des violences qui, comme l’ont rappelé les deux intervenantes du CIDFF (Centre nationale d’information sur les Droits des femmes et des familles) ne sont pas propres à un seul pays. Elles rappellent également que les violences ont plusieurs visages : violences morale, psychique, physique, le harcèlement de rue, les agressions sexuelles et les viols. Mais aussi les mariages forcés ou encore les violences conjugales. Le but étant de sensibiliser sur ces violences pour éviter la reproduction de ces comportements.

Des sujets sur lesquels ils ont pu débattre et apporter leur propre vécu, dans une ambiance détendue, permettant à tout le monde de prendre la parole. “Pour moi, un homme est faible quand il harcèle ou a ce genre comportement”, intervient un des jeunes après le visionnage d’une vidéo où un homme se déguise en femme et subit le harcèlement d’hommes dans la rue. Quand on leur pose la question s’ils ont ce même comportement dans la rue, certains ne savent pas quoi répondre. Ou s’étonnent d’avoir eu ce comportement…

Les filles, quant à elles, confirment ces comportements : elles ont toutes déjà vécu le harcèlement de rue.

Un QCM de mise en situation a ensuite été proposé aux jeunes. Violences conjugales (“mon copain / ma copine m’a giflé”), copain autoritaire (“mon copain trouve ma jupe trop courte et souhaite que je la change”) ou encore sur envoi de photos intimes ont tour à tour été abordés.

Enfin, pour conclure ces échanges, une seconde vidéo a été projetée pour sensibiliser sur le cyberharcèlement et les dangers d’Internet. Certaines publications peuvent nuire à une personne, c’est pourquoi il faut réfléchir avant de publier une photo ou une vidéo, sans l’accord des personnes concernées.

Un débat qui s’est avéré constructif pour les jeunes et préventif dans leurs prochains rapports avec les autres, hommes ou femmes.

Sophie Defranchi