Transports en commun, Grand Débat : le maire réagit dans un communiqué

Ci-dessous, Une déclaration de Marc Vuillemot, maire de La Seyne-sur-Mer, vice-président de la métropole TPM

« Dans un contexte où, depuis plusieurs années, les collectivités locales ne sont pas à la fête, il y a chez les maires de l’amertume qui s’explique et s’exprime. Raison de plus pour affirmer que les élus des territoires comptent dans la vie démocratique de la nation. J’ai d’ailleurs indiqué que je pouvais être cosignataire du communiqué de TPM diffusé ce mercredi à ce sujet, un seul point devant, pour moi, être rappelé : les élus de la majorité seynoise, logiquement en cohérence avec les points de vue, certes minoritaires, exprimés par leurs partis de gauche et écologiste et leurs électeurs, auraient préféré le tramway au bus à haut niveau de service, mais, comme il se doit en démocratie, respectent le choix métropolitain résultant d’une très large majorité, en particulier celui des Toulonnais, le plus important étant qu’une ligne moderne sur voie dédiée relie les sites majeurs de l’est et de l’ouest de TPM en passant par la ville-centre. Pour le reste, qui constitue l’essentiel, je partage la déception exprimée par mes collègues maires de la métropole, car le fait de n’avoir invité que deux d’entre nous à cette rencontre toulonnaise a constitué une maladresse, même s’il faut saluer l’initiative du préfet de « rectifier le tir », d’autant plus que le Président de la République, après avoir assuré qu’il rencontrerait les élus locaux de toutes les régions dans le cadre du « Grand débat », n’a pas tenu sa parole pour la Provence, hormis un rendez-vous dans les Alpes-de-Haute-Provence auquel seuls des édiles triés sur le volet ont été conviés, dont aucun de notre métropole. On doit comprendre qu’on digère mal le sentiment d’être écartés, la bévue ministérielle s’ajoutant au dédain présidentiel. Les douze maires de TPM ont d’ailleurs eu une position commune pour indiquer qu’il appartenait à l’État d’organiser son « Grand débat », mais que nos communes pouvaient aider à la logistique des rencontres et recueils de doléances, ce que nous avons fait, et que nous étions disposés à apporter nos contributions, nos propositions et nos demandes ».