Sport en fête : retour en images

Initiations, démonstrations, découvertes et stands de renseignements, samedi dernier, sport en fête a permis aux seynois de découvrir aux quatre coins de la ville l’offre sportive des clubs et des Ecoles municipales de sport, et ce malgré les restrictions budgétaires de l’état (ci-dessous, le discours du maire). REtour en images.

Le discours du maire, Marc Vuillemot

« Tandis qu’à cette heure devraient se décliner partout dans le pays de multiples variantes locales de la fête nationale du sport, l’État projette de sabrer gravement le budget des sports, impactant ainsi directement la prospérité du mouvement sportif et les moyens dédiés au « sport pour tous ».

« Comment peut-on décréter au niveau de l’État l’organisation d’une fête populaire ayant l’ambition de rendre la pratique sportive accessible à tous, tout en malmenant les ressources financières consacrées au déploiement du sport à toutes les échelles et envers tous les publics ?

« Les récents signaux budgétaires convergent en effet tous vers un dépouillement progressif des moyens humains et financiers dédiés au sport et à ses pratiques amateurs.

« Vous l’aurez sûrement relevé, on a annoncé la suppression de 1.600 postes de Conseillers Techniques Sportifs au sein du ministère des sports, couplée à la réduction de moitié des subventions du Centre National pour le Développement du Sport, qui constitue la principale source de financement du sport amateur. Le CNDS voit ainsi son budget ramené de 266 à 133 millions d’euros.

UNE AIDE DE L’ÉTAT RAMENÉE À 0,015 EURO PAR SEYNOIS ET PAR AN…

« Déjà que ce n’était pas brillant, avec la fort peu généreuse subvention de 2.000 euros allouée à La Seyne pour aider à l’organisation de manifestations comme celle d’aujourd’hui, que pourrons-nous faire demain si nous ne disposons que de la moitié, soit 1 centime et demi par habitant et par an ?

« Quel signal entend-t-on adresser aux citoyens en atomisant la pratique sportive d’une vision mercantile et élitiste qui assèche le fonctionnement du « sport pour tous » en se targuant en même temps d’insuffler une culture sportive populaire ?

« Comment promouvoir un tel élan sportif en décidant de l’appauvrissement du budget national du sport de 30 millions d’euros supplémentaires pour l’exercice 2019 ? À quel étage se situe la tromperie ?

« La base sportive composée des clubs et de leurs bénévoles se trouve privée des fruits d’une croissance pourtant manifeste de l’économie du sport, qui ne ricoche guère sur ces instances locales mais les marginalise au moment où l’appropriation du sport par de nombreux publics se développe positivement.

« Le sentiment d’injustice est immense au sein du mouvement sportif local et nous mesurons les conséquences désastreuses de ces restrictions budgétaires au cœur de notre territoire, qui fonde la part majeure de son intervention sur l’action socio-sportive.

UNE FÊTE DU SPORT EN DEMI-TEINTE

« A l’heure où l’actualité plonge notre métropole toulonnaise dans le chagrin et l’angoisse, sur fond d’une délinquance criminelle inédite liée au trafic de drogue, et tandis que chacun sait que le sport, comme la culture ou le loisir partagé, sont autant de moyens de prévention des déviances des enfants et des jeunes, nous ne voulons pourtant pas renoncer à développer des « parcours sportifs » émancipateurs qui conduisent nos Seynois des « pieds d’immeuble » au littoral des Sablettes, de cette place du cœur de ville à la forêt du Fort Napoléon, en décloisonnant l’offre sportive et en démocratisant la culture sportive pour toutes et tous.

« Le sport a cette capacité de bouleverser et de renverser les échelles sociales. Les Seynois peuvent être extrêmement fiers de la contribution du service municipal des sports à cet élan social auprès du mouvement sportif seynois, que nous voulons continuer à soutenir.

« Alors, afin de manifester notre attachement à ces valeurs, nous sommes aujourd’hui à leurs côtés le temps d’une « fête » malheureusement en demi-teinte, qui doit servir de révélateur aux nombreuses carences sportives dans tous les territoires ! Même avec les Jeux Olympiques de « Paris 2024 », on ne peut cristalliser un engouement populaire autour du seul sport d’élite.

« Nous nous associons ainsi à la contre-attaque du mouvement sportif au travers de la pétition nationale qu’il a lancée hier, acte 1 d’une bataille résolue impulsée par le Comité National Olympique et Sportif Français.

 

« Tout comme les sportifs, dirigeants de clubs, bénévoles, passionnés, citoyens, nous demandons que le sport bénéficie de moyens à hauteur de ses apports humains, économiques et sociétaux.

UNE PÉTITION NATIONALE POUR QUE LE SPORT COMPTE

« Comme je l’ai fait personnellement, comme je pense proposer mardi au conseil municipal de le faire au travers d’une motion qui reprendra les termes de cette pétition, comme l’ont déjà fait en un jour près de 100.000 Français, j’invite le maximum de nos concitoyens seynois à signer cette pétition en y accédant par Internet en recherchant « pour que le sport compte, je signe ».

 

« Alors, oui, pour que des événements comme celui d’aujourd’hui continuent de permettre à chacun de découvrir une pratique du loisir sportif, « pour que le sport compte, toute La Seyne signe » ! »