La Seyne Var-Handball : c ‘est reparti !

Après 10 ans de Nationale 2, entrecoupés de deux saisons en Nationale 1, La Seyne Var-Handball (LSVH) repart au plus bas de l’échelle en N3. Une année de transition qui doit permettre au club de repartir sur des bases saines.

Il faut dire que la dernière an­née en élite amateur (2014- 2015) avait mis le club en péril au niveau financier et structurel. Il s’en est suivi deux descentes consécutives qui ont conduit le LSVH en Nationale 3. Si certains supporters ont mal au coeur de voir La Seyne à ce niveau, il s’agit peut-être d’un mal pour un bien. Sans pression, dans une poule où ils font partie des favoris, les pro­tégés du président Yves Dovonou ont une nouvelle page à écrire, à partir d’une feuille blanche avec de nouveaux joueurs dont la plu­part sont issus de la formation. Beaucoup de jeunes joueurs donc, entourés de garçons d’expérience dont les recrues Mickaël Illes, ex-pro à Nîmes et Aix-en-Provence (ci-dessous), ainsi que Sidi Chatar, venu de la région parisienne.

La nouveauté se situe également sur le banc, avec l’arrivée de Wil­liam Lignier, bien connu dans la région, qui reprend un effectif qui a connu pas mal de bouleverse­ments avec les départs d’anciens de la maison « rouge et bleu » tels que Laumaillé, Anton, Goulet ou Cassar. « L’objectif est de prendre du plaisir et donner de la joie aux supporters en gagnant un maxi­mum de matchs, notamment à domicile, explique le coach. Dans un premier temps, on souhaite assurer rapidement le maintien afin de jouer sans stress en fin de saison ». Cela a plutôt bien démarré avec un succès facile à Baquet face à Marseille dans une salle où les supporters ont (enfin) renoué avec le goût de la victoire. Un bon départ.

Illes, le Père Noël avant l’heure

On se pince pour y croire, mais quelle ne fut pas la surprise de tous les dirigeants et afficionados du handball de voir débarquer Mickaël Illes à La Seyne. Ex-joueur professionnel en première division, il a souhaité arrêter le haut niveau pour entamer une reconversion dans des études en promotion immobilière. Mais à 33 ans, il ne souhaitait pas non plus stopper le hand complètement. « J’ai contacté le président Yves Dovonou cet été, tout d’abord au sujet du sandball (qui se pratique sur la plage) dont je suis entraîneur de l’équipe de France. On en a profité pour parler de son club, son projet, et je me suis laissé tenter par l’aventure. Je compte jouer encore quelques années. Si ça fonctionne ici, il n’y a aucune raison de partir ».