La Seyne, terre de tournages

Courts et longs métrages, mais aussi séries, émissions télé, pubs et reportages photos sont régulièrement tournés à La Seyne-sur-Mer. Moteur !

Au volant d’une French Touch de Renault, le comédien Nicolas Carpentier déclare, «nous les Français, on est un peu flambeurs», tandis que la voiture s’élance sur la route de Notre Dame du Mai. Sur ce site très prisé de la corniche merveilleuse, bon nombre de spots publicitaires sont réalisés pour BMW, Porsche, Peugeot, Mercedes ou Renault. Chaque année, la ville accueille plusieurs types de tournages* : longs et courts métrages, séries et émissions télé, reportages photos pour des catalogues ou sites internet… Dernier film réalisé à La Seyne-sur-Mer, Submergence de Wim Wenderstourné sur le site d’Ifremer. Avant lui, Nicole Garcia avait posé sa caméra à Fabrégas,Tamaris, La Verne et en centre-ville pour le Mal de pierres avec Marion Cotillard, présenté lors du dernier festival de Cannes. «L’histoire se passe dans les années 50, il a donc fallu enlever tout ce qui touchait à la modernité», explique Marc Bazzucchi, en charge de l’accueil des équipes de tournage, avec Patricia Maffiolo. Référents à la Direction générale mission « Projets et coordination », tous deux font le lien avec les autres services, après avoir évalué les besoins des producteurs, réalisateurs ou régisseurs. Pour Un homme idéal avec Pierre Niney, tourné en juillet 2014, en haut du Mai, «nous avons dû nous assurer que les pompiers pourraient suivre avec leurs lances à eau, en cas de départ de feu».

Dans les coulisses du cinéma

Depuis 2009, la Ville a mis en place une véritable stratégie de valorisation de son patrimoine. «Nous avons développé des contacts. Pour Submergence, l’un des décorateurs du Mal de pierres, de Nicole Garcia, a dit à l’équipe de Wim Wenders d’aller voir la mairie de la Seyne. Michel Brussol, de la Commission des films du Var, n’hésite pas nous envoyer des tournages et les productions ont de bons retours sur le travail de nos services». Le réalisateur Jacques Maillot, lui, avait choisi le magasin général et le môle d’armement pour son film La Mer à boire avec Daniel Auteuil. La Seyne figurait ainsi au générique et bon nombre de figurants étaient Seynois. «Nous ne réclamons pas de taxe d’occupation du domaine public, mais en contrepartie, nous demandons que les productions fassent un don à des associations caritatives, et qu’ils prennent en priorité des figurants et techniciens seynois».

Retombées économiques

La visibilité de la ville et sa promotion sur tous supports, génériques de films, sites internet et autres, constituent un point positif et les avantages sur le plan économique sont indéniables : «On pense au commerce seynois et on guide les équipes de tournages pour acheter et consommer local». Sur le tournage de Submergence, 120 personnes ont séjourné dans les hôtels. Le Kyriad a bénéficié de 60 nuitées, la Frégate 14 et les Rives d’Or 10. Environ 70 000 € ont été dépensés sur place. «Avec la pub Renault, tournée sur la corniche merveilleuse, la production a investi 4 000 € pour remettre à neuf la grande place. L’école Malsert, qui a hébergé la série de France 2 -La Cour des grands-, a reçu un chèque de 3 000 € pour acheter des livres aux enfants, du matériel vidéo et des tapis». Depuis 2009, on évalue les retombées économiques sur la Ville, à 800 000 €. Après le cirque, La Seyne pourrait bien éveiller des vocations cinématographiques. La réussite de la filière cinéma, au Lycée Langevin, en est un bel exemple.

Chantal.campana@la-seyne.fr

*Les vacances de Ducobu, La cour des grands, , Coup d’éclat, Valparaiso, Bernard et Fils, Blanche, Le Petit Baigneur, Pierrot le Fou, l’Union sacrée,Thalassa… ont également été tournés à La Seyne-sur-Mer, que ce soit en totalité ou pour quelques séquences.

Un Homme idéal avec Pierre Niney

Thalassa France 3

Patricia Maffiolo et Marc Bazzucchi référents à la Direction générale, mission "Projets et coordination".