Le Relais, un nid d’amour

1 avenue Zola, la structure d’accueil de jour « Le Relais » offre une parenthèse aux Sans domicile fixe. De quoi se doucher, petit-déjeuner et confier ses affaires. Mais aussi disposer d’une adresse pour l’insertion administrative, point de départ vers une vie normalisée.

Lundi 21 décembre, 14 heures. Dans la grisaille d’hiver résonne de la musique rom. Une cinquantaine de personnes de toutes origines, hommes ou femmes âgés de 18 à 70 ans, patientent derrière la Bourse du travail. Plus qu’un quart d’heure, et ils pourront gagner le réfectoire du 1, avenue Zola. « Notre loto annuel est très attendu. Les commerçants seynois* ont été très généreux. Leurs lots vont permettre de gâter les participants, dans l’esprit de Noël », se félicite Sylvie Choupay, directrice d’établissement.

Quatre salariés animent la structure d’accueil de jour, autrefois située rue Berny. « Contrairement au Secours catholique ou à l’Union Diaconale du Var, nous n’avons quasiment pas de bénévoles. Nous travaillons entre professionnels, avec le Service psychiatrique adultes de l’hôpital, l’AVASTOFA pour la prévention des addictions et le PLIE (Plans Locaux pluriannuels pour l’Insertion et l’Emploi) ».

L’insertion sociale, professionnelle et résidentielle débute par des choses simples. « Boire un café, rencontrer du monde, se reposer, lire le journal, sans avoir forcément à se séparer de son compagnon à quatre pattes », témoigne Christine Agostini. Mais aussi avoir une adresse, respecter les règles d’hygiène, se soigner et disposer d’une bagagerie pour ses affaires : « 12 casiers sécurisés permettent à notre public de rentrer l’esprit tranquille. Certains vivent en effet dans des squats, quand d’autres sont en hébergement d’urgence ou chez des amis », complète Sylvie Choupay, par ailleurs administratrice du CCAS (Centre communal d’action sociale).

Depuis peu, le Relais offre des sanitaires et des douches aux femmes. « Elles représentent désormais 15% de notre public, même si nous ne recevons pas les familles avec enfants (NDLR : gérées par les assistantes sociales de l’Unité Territoriale Sociale, dépendant du Conseil départemental) ».

Subventionnée par le Conseil départemental et la Ville, le Relais profite par ailleurs de la banque alimentaire. Une manne précieuse à l’heure des hausses de coûts de fonctionnement : « Nous récupérons les denrées tous les mardis. Cela assure les collations du midi et une vingtaine de colis alimentaires par semaine », annonce-t-elle.

L’an dernier, 250 personnes distinctes ont été accueillies au Relais. Soit une soixantaine de personnes au quotidien.

gwendal.audran@leseynois.fr

* Marionnaud, Charlemagne, Miss Shop, Marie-Claire Déco, Pharmacie Gambetta, Pharmacie Lordet-Eyraud SNC, Boutique chaussures Jean-Pierre, Boutique « Tout à 2 euros », Boutique Marie-Claire Fleurs, Marché +, Salon de coiffure Fabrizio, Boutique de vêtements Bonnie, Salon esthétique Mille et une Beautés, Snack Le Green, Crédit Agricole, Dans la Pêche, Couleurs Fleurs, Marviv ‘Optic, Sweet-e-cigarette, Pharmacie St Georges, Pharmacie Perrier, Oia Beauté, Super G Bio, Le Lien, Banque alimentaire.

Du lundi au vendredi

Accueil sans rendez-vous de 9h à 13h

Entretien sur rendez-vous de 14h à 17h

Plus d’infos : avaf.fr

Le Relais : bientôt 35 ans d’existence

Dépendant de l’Association Varoise d’Accueil Familial (AVAF), le Relais existe à La Seyne depuis 1983. Longtemps domicilié rue Berny, il a rallié les locaux de l’avenue Zola en octobre 2010. Globalement, l’AVAF gère d’autres structures à Brignoles, Draguignan et Toulon : Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) d’Argens (94 places pour les familles avec enfants) et le CHRS Renaissance (45 places à Toulon et La Seyne, avec un centre d’hébergement d’urgence rue Jacques Laurent). La municipalité collabore avec l’AVAF sur le plan grand froid, les actions de santé sur les publics précaires, en matière de domiciliation et de secours d’urgence par le C.C.A.S.