Que novi damount au fort Napoléon ?

Depuis plus de 25 ans, le fort Napoléon met à l’honneur les arts visuels dans deux galeries d’exposition temporaire.

En effet, la Galerie de la Tête d’obsidienne est inaugurée en 1985 en centre-ville et se voit consacrée au fort Napoléon en 1990. En 2002, un autre espace est labellisé Galeries du fort, de nouveaux volumes dédiés à la création. Ce sont donc près de 700 m2 de surface d’exposition qui accueillent les artistes, avec une pause l’été et en décembre, un mois propice pour accueillir la tradition de Noël en Provence. Les événements sont accompagnées de publications dont la plupart sont intégrées au catalogue de la B.N.F et le réseau d’artistes, d’associations et de galeries s’enrichit d’année en année, sur le plan national et au delà. Le fort Napoléon s’ouvre aussi aux écoles seynoises dans le cadre d’un dispositif Education Artistique Culturelle en partenariat avec l’E.N, avec 1300 élèves reçus en 2015. Encadrés par des médiateurs, les enfants effectuent une visite de l’exposition et travaillent ensuite dans un atelier autour d’une des œuvres, d’un thème, d’une technique etc…
Peinture, photographie, dessins, gravure…
En 2016, le volet arts visuels au fort Napoléon est rythmé par des découvertes et des constances, une manière de décrire ce qui est et a été sans jamais trahir. Ainsi, juste après les ateliers Recherche de l’école municipale seynoise qui débute fin janvier, le fort Napoléon accueille l’exposition « Dans l’intimité de Robert Mendoze », peintre de l’école toulonnaise disparu il y a peu. Avec Christophe, le fils qui s’occupe avec passion et affection de l’œuvre, ce sont des tableaux décrochés pour un temps du cadre familial que le public pourra découvrir. Place ensuite à la vie et à son incroyable énergie, avec les œuvres de Géraldine Choux qui présentera dans les Galeries du Fort un grand nombre d’inédits, des toiles grands formats et également des dessins et croquis. Et pendant ce temps… pendant ce temps, à la Galerie Tête d’obsidienne, les photographes du collectif A4 présenteront une interprétation contemporaine du paysage, avec un lien de type alphabet morse, trait, point, point, trait etc. Mi-mai, alors que l’insouciance s’attache à faire ce qu’il lui plaît, l’espace d’exposition reste concentré sur le travail des ateliers de pratiques artistiques répartis en ville, Maison du Patrimoine, Tisot, Maison Jean Bouvet, E.M.B.A… Le 1er juin, c’est le photographe Gérard Dubois qui interviendra dans le cadre d’un partenariat avec le Lycée Beaussier et les collèges seynois, une autre façon de passer le relais. Le lendemain, l’exposition « Breil and son » réunira père et fils (une constance de circonstance) pour un duo où dessin et gravure se répondront en écho. La saison 2 (de septembre à fin novembre) sera exceptionnellement dévoilée plus tard, avec, si les planètes sont favorables – Mars oubliant l’automne – un regard contemporain sur les rivages seynois ainsi qu’une jolie surprise. Deux propositions autour du Japon, pays où les rêves d’Orient s’autorisent encore, devraient prendre goût aux salles voûtées d’un bâtiment aguerri au combat.

Jean-Christophe Vila