Moustiques tigres : restez vigilants

Les moustiques tigre sont toujours là ! Les pluies d’arrière saison vont très prochainement générer une prolifération de spécimens adultes.

Le Conseil départemental rappelle l’importance de la prévention pendant cette période de forte prolifération. Il ne faut pas oublier que la période d’activité du moustique tigre s’étend du 1er mai à la fin novembre. La nécessité et l’utilité de rappeler aux citoyens le rôle de chacun pour lutter contre eaux stagnantes est toujours d’actualité.

Supprimer les eaux stagnantes dans les jardins ou les cours. Arroser raisonnablement les plantes. Ventiler ou climatiser les pièces. Voilà pour les consignes. « L’Aedes albopictus, ou moustique tigre, est une variété asiatique importée en métropole via le transport des pneus. Il est reconnaissable à sa taille plutôt grande et à ses rayures blanches », résume Olivier Andrau, conseiller municipal délégué à la promotion de l’hygiène et de la santé dans la ville.

Arrivé en région PACA et en Corse voilà huit ans, ce moustique a la particularité, au contact de l’eau, de pondre en une seule fois 200 œufs répartis en plusieurs sites, ce qui complique la lutte. Mais il est surtout le vecteur du chikungunya, une longue et douloureuse grippe qui avait, souvenons-nous, durement touché nos concitoyens réunionnais dans les années 2000. « La seule vraie prévention vient de chacun d’entre nous. Nous devons systématiquement vider les coupelles pleines d’eau, ne pas laisser nos arrosoirs pleins », souligne l’élu.

Aujourd’hui, aucun quartier de la ville n’est épargné. « Ce moustique pique de jour. Si rien n’est fait, une personne atteinte de chikungunya peut rapidement déclencher une pandémie… »

La Ville, via son Service communal d’hygiène et santé (SCHS), a donc décidé de relayer sur le terrain la campagne de prévention du Conseil départemental : « Un agent a été formé par l’Entente interdépartementale de démoustication. L’objectif est d’informer les particuliers, mais aussi d’insister auprès des campings, des bailleurs sociaux et privés, mais également des casses autos, garages, chantiers, pépinières et employés du cimetière, pour l’éradication des lieux de ponte », explique Frédérique Clamont, responsable du SCHS.

Si, malgré tout, l’Agence Régionale de Santé repère un début de pandémie au sein de la population, la zone de vie de la victime subirait un traitement anti-moustique dans un périmètre de 80 mètres, pour éviter la contagion. Un traitement assuré par l’EID, le Conseil départemental sur directives de l’ARS lorsque la maladie est déclarée par les professionnels de la Santé.

Gwendal Audran

Service communal d’hygiène et santé (SCHS) 4, rue Calmette et Guérin – Tel 04 94 94 70 73 – fax 04 94 87 74 33 – mail : schs@la-seyne.fr

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