Mobilité : Le centre-ville se partage !

En septembre, la Semaine de la mobilité a été l’occasion de rappeler le principe d’une zone de rencontre.

Première chose à ne pas perdre de vue : le piéton a la priorité absolue – trottoirs ou pas. Vient ensuite le cycliste – qui peut même emprunter un sens unique en contresens (dans la rue Lagane, par exemple). Puis le conducteur d’un deux-roues motorisé et l’automobiliste, lesquels doivent donc laisser l’avantage aux autres usagers. Pour cela, tout véhicule engagé dans le périmètre de la zone de rencontre doit respecter une vitesse limitée à 20 km/h. En résumé, on se range par ordre de vulnérabilité. Et afin que la circulation de chacun ne soit pas entravée, l’arrêt et le stationnement ne sont autorisés que sur les emplacements matérialisés. Ce principe de “partage” du centre-ville n’est ni plus ni moins qu’ « un état d’esprit » à intégrer, selon Catherine Lamarle, organisatrice de la matinée de sensibilisation qui s’est déroulée le 19 septembre dernier, à l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité. S’il s’agit toujours de promouvoir les modes de déplacement doux, l’objectif de la manifestation était aussi de faire prendre conscience des conséquences sur les autres, de son manque d’attention (voire de civisme). Notamment à travers des expériences ludiques, comme une course d’orientation avec la possibilité de se mettre à la place d’une personne se déplaçant en fauteuil roulant. La logique d’un centre-ville qui se partage ? Que la vie locale l’emporte sur la circulation, tout simplement.

laurence.artaud@la-seyne.fr

Un partage en règle(s)

Les policiers municipaux, comme les nationaux, ne font qu’appliquer les textes du Code de la route. Lequel prévoit, pour un stationnement gênant – c’est-à-dire partout ailleurs que sur les emplacements matérialisés au sol, une contravention de 35 euros (ainsi qu’une mise en fourrière). elle sera de 135 euros pour un stationnement sur le trottoir ou sur une place réservée aux personnes handicapées.