Lili Sidonio : elle a tout d’une grande !

A 14 ans, Lili Sidonio vient de lancer sa propre collection de mode féminine pour les 14-18 ans et fait déjà parler d’elle à l’international.

Lili Sidonio. Retenez bien ce nom car quelque chose nous dit que dans quelques années la jeune Seynoise ne sera plus une inconnue pour le grand public. Âgée de 14 ans, l’élève de l’institution Sainte-Marie baigne dans la mode depuis son enfance. Il faut dire que ses parents ne sont autres que les créateurs de la célèbre marque “Molly Braken”* dont le siège de la société se trouve dans la zone des Playes, à Six-Fours. Une marque à rayonnement mondial distribuée dans 4 000 points de vente sur tous les continents, mais aussi des magasins à son nom propre en Italie, au Portugal et à Talin, capitale de l’Estonie. Un centre logistique et des bureaux ont également ouvert au Canada et aux Etats-Unis.

Lili y a d’ailleurs passé son été, de l’autre côté de l’Atlantique, en enchaînant les salons et les interviews spécialisées sur la côte Est (New-York, Philadelphie, Boston) avant de se rendre début août à Las Vegas pour présenter sa propre collection au Magic, le plus grand salon de prêt-à-porter au monde ! Dotée d’une incroyable imagination, Lili dessine des pièces depuis l’âge de 7 ans. Elle a insisté auprès de sa mère pour créer ses propres vêtements destinés aux adolescents. Un projet, lancé en 2012, aboutit aujourd’hui à sa première collection automne-hiver. Pas de quoi lui donner la grosse tête, elle qui cultive l’humilité et la gentillesse. Ce qui ne l’empêche pas de savoir ce qu’elle veut et un avenir quasiment tout tracé : « Après mon bac littéraire, j’aimerais apprendre l’histoire de la mode et intégrer les meilleures écoles de haute couture à Milan et Paris ». Rien que ça ! Mais quand on a autant de talent, autant le faire fructifier chez les meilleurs… Pour l’heure, c’est à La Seyne, où elle habite depuis son plus jeune âge, que Lili trouve son inspiration. « Je regarde ce que portent les filles du lycée et je passe pas mal de temps sur les blogs ou à lire les magazines. On va dire que j’aime le style chic et urbain. Je dessine ensuite sur papier. J’échange aussi avec ma maman qui me conseille surtout sur les coûts de fabrication, en fonction des modèles que j’ai dessinés ». Entre l’école et la mode, elle a dû abandonner la danse « mais pas la boxe ! ». Deux sports diamé­tralement opposés. Mais Lili est comme ça. Elle cultive la différence. Ce qui en fait une jeune fille pas tout à fait comme les autres, vous en conviendrez…

Sébastien Nicolas

* mollybracken.com