Les Vendredis de Bourradet : 7e saison

Le 19 juillet, les vendredis place Bourradet entameront leur septième session. Au menu, concerts festifs, fusion de styles, et, toujours, découvertes. Neuf rendez-vous gratuits à apprécier jusqu’au 20 septembre.

Les Vendredis de Bourradet se sont distingués dans le paysage de l’aire toulonnaise. « Chaque concert est l’étape d’un voyage à travers les musiques du monde », explique Boualem Amedjout, directeur artistique de la manifestation. Rendez-vous des Seynois mélomanes, les Vendredis riment aussi avec communion. « L’ouverture du 19 juillet, avec les Chants populaires de Méditerranée, sera dans cette veine », assure-t-il. Sous la direction de Bruno Allary, la compagnie Rassegna mélange allègrement guitares électriques, choeurs et les instruments traditionnels de Fouad Didi.

Le 26 juillet, Nans Vincent remet le plat avec son électro-pop à danser. « C’est le local de l’étape, un jeune, avec beaucoup de talent, qui vit aujourd’hui à Paris », commente Boualem Amedjout. Place en deuxième partie aux « extraordinaires Germaine Kobo et Bella Lawson ». Lauréates du prix Musiques d’ici 2018, les Marseillaises alternent balafon, djembé dans un afro-punk tribal.

Le 2 août , les confluences méditerranéennes de Barrio Chino noux emménent sur les chemins de la rumba. « Fils de pied-noir, Gil Aniorte-Paz opère une fusion arabo-andalouse avec les chants gitans d’El Tchoune et cubains de Shama Milan. Le ciment de cette formation de neuf musiciens ? La rumba ».

Le 9 août, Les Barbeaux et leur folk rock festif nous plongent dans les années 80, des Négresses Vertes aux Hurlements de Léo.

Au chapitre solo, ne manquez pas le 23 août la mandoline survoltée de Jamin. « Mon préféré », s’enthousiasme Boualem Amedjout. « Cet enfant de Saint-Cyr fleure bon l’aïoli, le soleil et le pastaga !, sourit-il. En deuxième partie, Bat vous fait découvrir quant à lui ses textes « subtils, engagés, pertinents ou impertinents ».

Le 30 août, le rock puissant de « La Ruelle des Mômes » évoquera aux amateurs du genre « Au P’tit bonheur » et son « J’veux du soleil ».

Le 6 septembre, « duende* » au rendez-vous avec l’Anima Lotta nouvelle formule. « La Sicilienne Carine Lotta alterne flamenco, blues et musique arabisante. Elle vous atteint au coeur »

Le 13 septembre, Mascarimirì réinvente la pizzica salentine, la révélant au monde en croisant les traditions musicales des Pouilles avec des sonorités balkaniques, arabo-andalouses, flamencas, dub ou électro.

Le 20 septembre, enfin, la fusion des musiques klezmer et islandaise donnera des airs de fête de mariage à la place Bourradet. « De la poésie avec Heida Björg …avant de déguster les traditionnelles soupes conviviales », conclut le directeur artistique.

gwendal.audran@la-seyne.fr

* Etat de grâce, propre au flamenco