Les frères Fickou aux commandes de l’USS

Depuis l’assemblée générale de l’USS, ce mardi 11 juin, Le trois-quart centre international Gaël Fickou et son frère Jérémie sont officiellement devenus les présidents de l’Union Sportive Seynoise pour laquelle ils débordent d’ambition

A La Seyne-sur-Mer, rien ne se fait décidément comme ailleurs. Les effets de surprise sont légions, et celle-là, il faut bien avouer que pas grand monde l’avait vu venir. Gaël Fickou, trois-quart centre international jouant actuellement au Stade Français et son frère Jérémie, seront les prochains présidents de l’Union Sportive Seynoise.

Une première en France pour un joueur professionnel en pleine activité qui vient à peine de souffler ses 25 bougies, épaulé par son grand frère âgé de 29 ans, commerçant sur La Seyne et gérant d’une société de textile.

Une cure de jouvence dans un club qui vient de tomber de son piédestal après quinze années consécutive en fédérale 1, et qui devrait probablement évoluer à l’étage inférieur la saison prochaine à moins d’un repêchage administratif.

«  On espère que le club se maintienne en F1, mais s’il faut repartir de plus bas, cela ne nous dérangera pas,expliquent-ils de concert. On construira des bases encore plus solides pour repartir en fédérale 1 la saison d’après ».

Avec un projet élaboré sur trois ans avec l’envie «  de refaire de La Seyne un club attractif au niveau de ses supporters et de ses résultats sportifs. Nous allons apporter des modifications dans le fonctionnement du club ainsi que dans l’enceinte du stade Marquet. Il faut s’inspirer de ce qui marche ailleurs, comme à Blagnac qui a valeur d’exemple à nos yeux.  Le club mérite d’évoluer au plus haut niveau amateur. Sur le plan social, de continuer à mener des actions au cœur de la ville, et sur le plan économique d’intégrer au réseau partenaires de nouveaux acteurs majeurs ».

Mais avec un emploi du temps surchargé en tant que joueur au Stade Français et du XV de France, comment Gaël (25 ans) a-t-il pu franchir le pas et endosser ce nouveau rôle ?

«  Je me sens redevable à l’USS de ce qu’elle m’a permis de devenir aujourd’hui. J’avais à cœur de m’investir beaucoup plus que mon rôle d’ambassadeur. Paris n’est qu’à une heure d’avion et les outils de communication aujourd’hui permettent d’être vu ou entendu facilement où qu’on soit. C’est par ailleurs mon frère Jérémie qui sera le relais pour s’assurer de la mise en place du projet, et qui en sera le maître d’œuvre au travers de l’équipe qu’il mettra en place ».

Pas de quoi effrayer justement son grand frère pour lequel l’échec ne fait pas parti de son vocabulaire. «  Gaël et moi avons une vie un peu particulière et avons connu des situations qui sont des accélérateurs de vie. On a certainement une maturité et une expérience supérieure à celle de la majorité des jeunes de notre âge. De plus, on sera bien entouré. Nous avons un état d’esprit de gagneur et on souhaite en imprégner le club. L’échec ne fait pas parti de notre langage, ni des options que nous envisageons dans nos vies respectives. Nous souhaitons rendre fiers tous les gens qui nous ont fait confiance. On va travailler dur pour cela ».

L’USS 2.0 vient de naître. Bienvenue dans une nouvelle ère du rugby seynois, à n’en pas douter.

Sébastien Botasso