L’art en haut débit !

Les chefs-d’œuvre des plus grands musées sont désormais à la portée de tous, gratuitement, à La Seyne. Ce début d’année, le musée numérique Micro-Folie ouvre ainsi ses portes aux scolaires à l’École des Beaux-arts (17bis rue Messine). L’accueil du public est quant à lui différé en raison de la crise sanitaire. 

« Plonger, avec la réalité virtuelle, au cœur des merveilleux chefs-d’œuvre que recèlent nos musées nationaux et en saisir toute la beauté grâce au haut débit, c’est ce que le musée numérique de la Micro-folie seynoise proposera à tous les enfants des écoles seynoises, et en particulier à ceux de nos quartiers prioritaires. » Madame le maire Nathalie Bicais se déclare d’autant plus « fière » de présenter ce « dispositif fabuleux », sachant que « La Seyne est la deuxième ville du Var (après Saint-Raphaël) à l’accueillir ».

Le musée numérique Micro-folie a été inauguré le 11 décembre dernier en présence de la sous-préfète du Var, Audrey Graffault et de Michaël Petit, directeur technique Spectacle de la Grande halle de La Villette. Le parc culturel parisien coordonne en effet l’installation sur le territoire français de ce projet porté le Ministère de la culture. Et c’est grâce au label « Cités Éducatives »*, « un label d’excellence obtenu en 2019 », comme le rappelle l’adjoint délégué à la politique de la ville, Cheikh Mansour, que celui-ci a pu se concrétiser à La Seyne.

Les scolaires peuvent donc y être accueillis (dans le respect d’un strict protocole sanitaire) dès ce mois de janvier. Mais le grand public devra patienter encore un peu pour découvrir ce nouveau lieu de culture, compte tenu des contraintes liées au contexte épidémique.

Tout un champ culturel à explorer

« Le musée numérique est installé à l’école des Beaux-arts, en centre-ville, jusqu’à la fin de l’année 2021. Il sera ensuite déplacé tous les ans : d’abord au Nord, à la médiathèque Andrée-Chedid, puis au Sud, à la médiathèque du Clos Saint-Louis », précise l’adjoint délégué à la politique de la Ville.

Au 17bis rue Messine, une salle a été équipée et connectée (en partenariat avec la Fondation Orange) avec 1600 œuvres issues des collections de douze établissements fondateurs partenaires (lire ci-après), accessibles gratuitement. Peinture, architecture, jardins, musique, découvertes archéologiques ou spatiales… le champ culturel à découvrir sur grand écran, à explorer à sa guise au moyen de tablettes numériques, est immense. Et ce n’est que « le début de l’aventure », souligne Michaël Petit, car l’offre est appelée à s’enrichir.

Un dispositif de réalité augmentée, proposé en partenariat avec la chaîne de télévision Arte, permet également au spectateur de s’immerger totalement (vision à 360°) dans des tableaux de maîtres, au cœur d’espaces naturels remarquables…

*Le projet est également soutenu par le Département.

Un mode de visite est spécialement dédié aux scolaires en coordination avec les enseignants. En photo : « Le Radeau de la Méduse » de Géricault (collection du Louvre). ©Nataniel Halberstam

Renseignements au tél. 06 19 98 08 72 ou par mail : microfolie@la-seyne.fr

Anna Cardella, responsable de la Micro-Folie de La Seyne : « Je me sens ambassadrice de la culture ! »

Titulaire d’un Master II Littérature, culture et patrimoine, Anna Cardella prépare des « playlists » qu’elle propose aux professeurs pour l’accueil des scolaires : « Je m’adapte à leur projet, ils ont la possibilité d’étudier l’oeuvre, l’histoire de l’art… »

Au public, elle présentera (dès que la situation sanitaire le permettra) une collection par mois en période scolaire, une thématique toutes les deux semaines pendant les vacances scolaires.

« Le spectateur entre librement, s’assoie et découvre lui-même l’une des collections (composées par La Villette). S’il il est curieux, il peut approfondir, explique la médiatrice culturelle. Je vais aussi préparer des « playlists » pour les conférences, je créerai des événements sur réservation, on pourra proposer des micro-festivals… »

Le dispositif de réalité virtuelle, proposé en partenariat avec Arte, est indépendant. Il offre également de nombreuses découvertes.

Lors de l'inauguration du musée numérique, le 11 décembre dernier : Audrey Graffault, sous-préfète du Var, et madame le maire Nathalie Bicais en immersion dans « Le rêve » du Douanier Rousseau.