La Seyne et Can Thô : dans le bateau de l’amitié

Au cours d’un voyage privé au Vietnam, le hasard nous a conduit dans une des villes amies de la Seyne sur mer, Can Thô, en plein cœur du delta du Mékong.

Il est à peine six heures lorsque le bourdonnement des deux-roues se fait entendre au cinquième étage de l’hôtel Mango à Can Thô. Arrivés dans la nuit de l’extrême nord du Vietnam, à la lisière de la frontière chinoise, les créneaux des montagnes à l’horizon ont fait place à la turbulence d’une ville du sud où le farniente tropical fait un joyeux ménage avec un dynamisme incontestable. Percée de quatre immenses baies vitrées, la chambre est éclairée par un soleil qui s’annonce allié menaçant, les murs jaune-mangues ne le contrediront pas.

L’exotisme au quotidien

Au guidon d’une moto de location, durant une dizaine de jours, nous visiterons Can Thô et ses alentours lointains. Ainsi, entre les balades sous la voûte verte des bambous et bananiers qui longe les canaux du Mékong, nous arpenterons également les monuments officiels. Le musée de l’histoire de la Ville et les temples Khmers nous apprendront en effet beaucoup sur la colonisation abordée sous un autre angle comme sur l’importante communauté cambodgienne installée au pays du dragon. Puis, au gré d’une énième balade le nez au vent (chaud), nous découvrirons près d’un hôtel de luxe et pas loin du regard bienveillant de l’oncle Hô un poteau de distances des villes amies où apparaît La Seyne sur Mer à quelque 10.000 km, témoin des 10e Assises Franco-Vietnamiennes de la Coopération Décentralisée de 2016 !

Jean-Christophe Vila (texte et photos)

Une délégation seynoise en 2016

Louis Correa, Conseiller municipal aux associations et au jumelage a accompagné en 2016 la délégation qui s’est rendue à Can Thô dans l’objectif d’établir des échanges économiques et culturels. «  Je me souviens d’une ville de grande taille avec des gens hyper chaleureux et très accueillants. J’y ai vu tout de suite une vraie volonté de coopérer avec La Seyne sur Mer, de s’ouvrir vers l’extérieur notamment à travers la promotion de la langue française qui est en net recul face à la pratique de l’anglais. Ce rapprochement est parti des échanges économiques qu’ont noués les CNIM avec Can Thô, et il y a une réelle opportunité réciproque à travailler ensemble. Nous développons depuis cinq axes autour de l’économie, de la culture et de la jeunesse. D’ailleurs, nous accueillons bientôt une jeune vietnamienne à La Seyne sur Mer et j’espère de tout cœur pouvoir poursuivre ce travail passionnant au service de la Ville et plus symboliquement de l’amitié entre les peuples ».