La Dominante : les enfants apprennent leurs droits

Mercredi 20 novembre dernier, plus de 200 enfants étaient réunis sur le site du Parc de développement durable de la Dominante. Objectif, célébrer les 30 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant à travers une dizaine d’ateliers.

Droit à la santé, à la sécurité, au sport, à l’expression… Une journée durant, La Seyne, distinguée « Ville amie des enfants » l’an dernier par l’UNICEF, a vu sa jeunesse arpenter les 3 hectares du Parc de développement durable de La Dominante : « 5-7 ans le matin, 7-11 ans l’après-midi, ce sont une dizaine de centre-aérés, mais également de partenaires associatifs, qui sont présents aujourd’hui », se félicite Isabelle Renier, adjointe à l’éducation*. Autour d’elle, les sentiers fourmillent d’enfants et d’animateurs des services Petite enfance, Enfance Education et Jeunesse : « En amont de cette journée, les bénévoles de l’UNICEF et nos agents ont travaillé sur la question des droits », précise Nora Boujemaoui, responsable de la direction 0-25 ans. Concrètement, un espace ludique avec structures gonflables, une zone de sport avec rings et sumos géants de l’UFOLEP, une exposition sur l’histoire de La Dominante (voir par ailleurs) et un atelier lecture pour la lutte contre les discriminations : « Je vais projeter l’histoire de l’Agneau qui ne voulait pas être un mouton », raconte Emma Gelosi, intervenante au camp des Milles (Bouches-du-Rhône). « L’idée est de parvenir à réfléchir par soi-même, d’être capable de ne pas s’en prendre au plus faible, bref, c’est un message de vigilance, que les plus grands associent à la Seconde Guerre mondiale ».

Développement durable

Lieu d’initiatives pédagogiques en extérieur, le site a par ailleurs permis la découverte concrète de la nature : « Les enfants empruntent le parcours d’identification des oiseaux élaboré avec la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) », relève Pascale Galvagno, responsable du Parc de développement durable de La Dominante. Un jardin aux papillons, un potager pédagogique et des bassins à carpes et poissons rouges permettent aussi de se cultiver : « On observe, on questionne, on fait des recherches et on manipule le vivant. La démarche est scientifique », insiste-t-elle.

Plus loin, une exposition permanente, élaborée avec le concours de l’association Histoire et Patrimoine Seynois (HPS), retrace l’histoire du site du « Centre de dépannage » : « En 1957, M. et Mme Huiart, un couple d’enseignants pionniers dans la prise en charge du handicap, est à la recherche d’un site pour accueillir les élèves différents. La municipalité de Toussaint-Merle propose le domaine du Chateau Blanc, qui, par le jeu de rachat de parcelles, devient celui de L’école de plein air », résume Pascale Galvagno. Une école de plein air qui fonctionnera jusqu’en 1997, date d’ouverture des Classes pour l’inclusion scolaire (CLIS, aujourd’hui ULIS). Dédié depuis 1999 aux centres aérés, le site de la Dominante devient en 2017 un Parc de développement durable. Pour le plus grand bonheur de plusieurs générations de Seynois…

gwendal.audran@la-seyne.fr

 

* Etaient également présents pour remettre les diplômes aux enfants, Robert Teisseire, vice-président de la Caisse des Ecoles, et Bouchra Réano, conseillère municipale déléguée à l’égalité de genre et prévention des discriminations.

Une deuxième édition

L’an dernier, la Semaine des Droits de l’enfant était centralisée au centre aéré de l’école Saint-Exupéry :« Après la Semaine des Droits de la femme, nous avions souhaité instituer une Semaine des droits de l’enfant », rappelle Nora Boujemaoui. Le droit à l’identité ? C’est le premier des droits pour être protégé. « Des enfants soldats aux enfants mendiants, en passant par les enfants contraints de travailler pour se nourrir, beaucoup n’ont même pas d’acte de naissance reconnaissant leur existence », pointe Elaine Zante, responsable de l’Unicef à La Seyne-sur-Mer. Signée en 1989, la Convention internationale des Droits de l’enfant décline également le droit à la santé, à l’eau potable, à la nourriture ou encore à l’éducation. Les détails sur www.myUNICEF.fr