Karaté : parole à la défense !

Avec plus de 120 adhérents, le Sporting international karaté club (Sik) seynois affiche une belle vitalité, avec l’affluence de nouveaux licenciés grâce à l’apprentissage du Krav-Maga.

L’an prochain, le Sik Seynois fêtera ses quarante ans d’existence. Un club bien implanté dans la culture sportive seynoise, grâce à la passion de la famille Ciaceri qui ne compte plus les heures passées aux gymnases Renan et L’Herminier. Florence et Robert continuent d’enseigner et même de pratiquer, à l’image du podium national remporté par Florence Ciaceri dans la catégorie vétéran en 2018. Une passion qui ne s’estompe pas, pour le plus grand plaisir des 120 licenciés, dont une section enfants et adolescents qui se porte bien. Preuve en sont les médailles remportées en Ligue régionale PACA par Léa Courtois, Léo Nemeth, Romane Haime, Cécilia Costa, Carla Cazenave, sans oublier Sabrina Ferrer, sélectionnée aux championnats de France et Djamel, Matthieu et Brice en combat. Au-delà des performances, la convivialité est de mise. « Nous avons beaucoup de pratiquants qui viennent pour le loisir, expliquent les époux. L’envie de pratiquer, d’apprendre mais aussi de se retrouver en dehors des tatamis permet de se sentir bien dans le club ». L’affluence a considérablement augmenté depuis que Robert enseigne le Krav-Maga. A l’origine, il s’agissait d’une méthode d’autodéfense d’origine israélo-tchéco-hongroise combinant boxe, muay-thaï, judo, ju-jitsu et lutte. Cet art martial a été adopté par les services spéciaux israéliens pour se défendre au corps à corps : « On surfe sur un effet de mode, mais les gens sont désireux d’apprendre à se défendre sur un étranglement ou face à quelqu’un brandissant une arme blanche. Les entraînements diffèrent de ceux des arts martiaux ou des sports de combat, dans la mesure où le but n’est ni la compétition ni une pratique physique. Le krav-maga est basé sur les réflexes et la  rapidité d’action. Et cela plaît beaucoup ».

Sébastien Nicolas