Joël, féru de ferromodélisme

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Amateur de ferromodélisme, Joël s’est lancé il y a une trentaine d’années dans la réalisation d’un réseau de plus de 70 mètres de voies.

Ferroviphiles ou passionnés de modélisme ferroviaire, ils ont tous en commun d’avoir des talents d’adultes pour réaliser leurs rêves d’enfants. Joël n’échappe pas à la règle. Installé à La Seyne sur Mer en 1987, il est encore en activité lorsque les voies du rail l’appellent. Après une première modeste réalisation pour un gamin qui s’en désintéresse vite, Joël se prend au jeu et voit les choses en grand. Au maçon qui lui bâtit sa maison, il commande une pièce en étage spécialement dédiée aux trains électriques, à l’échelle H.O, ce qui devrait parler aux amateurs. « J’étais électromécanicien dans la Marine, mais une partie de la famille travaillait pour la S.N.C.F et même encore aujourd’hui. Puis, il y avait aussi la maison que nous habitions à Lisieux, à deux pas de la gare. J’entendais en soirée les manœuvres, les crissements, toute l’agitation qu’il peut y avoir dans une station de moyenne importance ». Une fois sa demeure achevée, il commence alors par dessiner un réseau sur de grandes feuilles numérotées, l’étendue de son songe éveillé le contraint à être méthodique. « Lorsque l’on m’interroge sur le temps passé …j’avance 4 000 heures mais c’est bien plus que ça. En réalité, je n’ai pas compté car il faut le temps qu’il faut. Je passe moins de temps maintenant car j’ai d’autres activités mais j’y suis bien encore une demi-journée par semaine ». Cela n’a rien d’un train-train puisque sur un plateau de 15 m2 évolue une dizaine de convois à travers des paysages champêtres, en ville, au bord d’un lac ou sur des ouvrages d’art surplombant des abîmes relatifs car rien ne s’abîmerait en cas de chute. Il y a des trains militaires aux remorques martiales, des trains de voyageurs et parfois d’amoureux qui filent vers un meilleur ailleurs, des TGV à l’heure, des suites de marchandises plus ou moins dangereuses et même une cabane de garde-barrières où l’on devine, à travers les carreaux, une activité qui n’a rien de ferroviaire. En dessous, le ventre mou du réseau en quelque sorte puisque des voies de garage abritent les convois endormis sur quinze autres m2. Ne nous méprenons pas, s’amuser est chose sérieuse.

Jean-Christophe Vila

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