Finances communales : vers plus d’autofinancement

Un deuxième mandat de gestion appliquée a porté ses fruits. Enfin, la Ville de La Seyne-sur-Mer atteint le seuil d’une douzaine d’années pour rembourser la dette et sa solvabilité est désormais reconnue comme acquise ! Confirmée par l’Etat lui-même, cette réussite a été
obtenue tout en maintenant de nombreux services au bénéfice des Seynois.

« On est au tout début d’une normalisation ». Debout devant un graphique retraçant l’évolution de la dette et des investissements, le maire, Marc Vuillemot, commente les chiffres du compte administratif 2018. « Nous avons ramené notre capacité de désendettement de 34 ans en 2014 à 12,3 ans en 2018. C’est encore beaucoup. Mais bien mieux que l’objectif des 12 ans en 2022 du Pacte de Cahors », remarque-t-il. Imposé par l’Etat, ce pacte pénalise les communes, dont le budget est supérieur à 60 millions d’euros, si elles augmentent de plus de 1,18 % (dans notre cas) leur budget de fonctionnement. « Et nous avons, là encore, fait mieux : de 92,5 millions d’euros en 2017, nos dépenses de fonctionnement sont passées à 93,4 millions en 2018, soit 0,94 % de hausse », commente Marc Vuillemot. Et le maire de rappeler que « depuis 2014, malgré l’inflation du coût de la vie à la consommation, la Ville a baissé ses dépenses de 2,6 % ».

Au chapitre des recettes, les 4 millions d’euros perdus depuis 2014 en dotation globale de fonctionnement par l’Etat ont été compensés par 5 millions supplémentaires sur le chapitre 73 (évolution du fonds de péréquation, recettes du casino, droits de mutation, variation des bases imposées par l’Etat). « Notre capacité d’autofinancement, c’est à dire la différence des dépenses et des recettes, a ainsi crû de 171 % en six ans », se félicite le maire. Des investissements que la Ville souhaiterait développer, « car même si l’investissement public ne génère pas de recettes, il crée les conditions de l’investissement privé » : « Notre stratégie est cohérente. Nous avons toujours voulu maintenir l’offre de services communaux, au-delà des compétences obligatoires. Les milliers d’écoliers seynois, comme nos seniors, en profitent, par l’offre culturelle, sportive, les transports, la restauration scolaire ou encore la prévention santé. C’est un choix de longue date, qui a perduré durant les différentes mandatures ».

gwendal.audran@la-seyne.fr 

Quelques services publics seynois en 2018
Régie des transports
• 118 933 enfants véhiculés médiathèques
• 42 agents
• 242 jours d’ouverture
• 256 663 prêts de documents par an

Petite enfance
• 172 places
• 333 enfants accueillis
• Ouverture 10h/jour
• Deux référentes par crèche pour les enfants en situation de handicap
• 104 assistantes maternelles
Seniors
• 758 personnes accueillis au CLIC (Centre local d’information et de coordination gérontologique)
• 1 296 personnes contactées plusieurs fois durant la période canicule de 8 jours
Sports
• 21 équipements ouverts
• 7 jours sur 7 de 10 à 15h/jour