Enlèvement des épaves : l’opération est en cours

Les services de la Ville ont commencé, ce jeudi 16 mai, à procéder au relevage des épaves échouées sur le littoral de Tamaris.

Tant qu’il y aura des largades (et des propriétaires peu scrupuleux), des bateaux s’échoueront sur la corniche de Tamaris. Aussi tous les ans, à la même période, les services municipaux procèdent-ils, dans le cadre des pouvoirs de police du maire, à l’enlèvement des épaves abandonnées en bordure de littoral. L’opération a débutée hier, jeudi 16 mai, et se poursuivra dans les jours qui viennent, en fonction de la météo. Sur les quatorze coques recensées cette année, celles restées immergées seront relevées par les plongeurs démineurs de la Marine nationale : l’Opération Rade propre aura lieu du 3 au 7 juin prochains, lors de la Semaine du développement durable.

Pour leur part, les services de la Ville s’efforcent d’agir au plus vite pour des raisons de sécurité évidentes. Pour autant, l’enlèvement ne peut se faire que dans le respect de la procédure (lire ci-dessous). C’est pourquoi, en attendant de pouvoir intervenir et sitôt l’épave repérée, ils apposent un panneau d’avertissement : « Attention danger, interdiction de monter sur l’épave ». L’opération de relevage ne pourra en effet être effectuée, par les services de la Ville, que lorsque le bateau aura fait l’objet d’une mainlevée délivrée par la Direction départementale des affaires maritimes (DDAM).

Une fois la coque enlevée – elle sera traitée par une filière de déconstruction, de dépollution et de recyclage des bateaux -, les services municipaux s’occupent du nettoyage de la plage.

laurence.artaud@la-seyne.fr

La procédure

Les services de la Ville établissent un rapport photos des embarcations, dès leur échouement, qu’ils accompagnent d’une déclaration écrite, pour le transmettre immédiatement à la Délégation de la mer et du littoral (DML) de la Direction départementale des affaires maritimes (DDAM).

Il appartient ensuite à la DML d’identifier le propriétaire du bateau grâce à son immatriculation, lorsque celle-ci est visible, afin de le mettre en demeure de procéder à l’enlèvement de l’épave et permettre ainsi à la ville d’ intervenir à expiration du délai octroyé au propriétaire.

Lorsque l’identification est impossible, la DML délivre une mainlevée autorisant la Ville à procéder au relevage, à la dépollution et à la déconstruction de l’épave, dans le cadre des pouvoirs du maire en matière de salubrité et de santé publique.