Eliane Belli, une carrière à aider les jeunes

Eliane Belli nous a quittés dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 février 2021 des suites de la Covid-19. Retour sur celle qui oeuvra au sein du Bureau Information Jeunesse de 1989 à 2019.

Après un séjour au Canada, Eliane est revenue sur le territoire Seynois. Elle a longtemps travaillé sur les marchés où elle tenait des stands artisanaux pour « faire bouillir la marmite ». Eliane a donc réalisé plusieurs jobs jusqu’au jour où elle a accepté un remplacement en mairie au poste de secrétaire des élus.

Spontanée et avec un sens développé du relationnel, on lui proposa en 1989 un poste dans un nouveau service qui venait d’ouvrir « le Bureau Information Jeunesse ». Ce remplacement, qui devait durer 3 semaines, se transforma en un CDI de 30 ans, toute une carrière à aider les jeunes, et à être au service des autres. « Pour moi aider l’être humain n’est pas un travail, c’est une mission volontaire et qui m’anime et m’enrichie personnellement chaque jour ».

Sa carrière au BIJ a été pour elle une des plus belles périodes de sa vie. Elle a fait de belles rencontres, elle a partagé beaucoup de choses : des confidences, des projets, de belles expériences humaines et pour Eliane, il fallait aider, apporter un soutien, trouver un stage, eh bien elle était là et elle oeuvrait.

Eliane aimait s’investir dans les projets des jeunes, que se soit l’organisation d’un déplacement en bus vers des grands concerts internationaux pour aller voir Mickaël Jackson à Montpellier, ou tout simplement une journée au ski, pour elle le principal c’était de faire plaisir aux jeunes et les sortir de leur routine.

De fil en aiguille, elle a bouleversé le simple job d’une animatrice et révolutionné le cadre administratif, en créant une véritable équipe de rédaction composée de jeunes Seynois et des services municipaux. C’est ainsi qu’un journal intitulé « Le Bicéphale » a vu le jour. Ce mensuel a été sélectionné au niveau national et l’équipe de rédaction a été invitée à Paris pour la rencontre nationale des journaux de jeunes.  

A partir de cette époque, Eliane a monté des dossiers et répondu à des appels à projets pour répondre aux besoins des jeunes Seynois sur des échanges et rencontres internationales, mais aussi la création de groupes musicaux dans le cadre du PIM « Point Information Musical ». C’est à cette époque d’ailleurs qu’elle a autorisé le « squatt » du bureau d’accueil du BIJ et des ordinateurs pour permettre à des jeunes de réaliser une partie de leurs rêves. Eliane c’était ça… « à tout problème on trouve une solution et si on peut aider alors fonçons ». C’est ainsi qu’elle a permis aussi à Jérôme, Louis, Nitch et Pablo  de réaliser des ateliers d’écriture au sein du Bij et de faire de l’adresse du service, celle du siège social de leur association.  

Avec son goût prononcé de la « tchache », elle a réalisé des émissions en direct sur Radio Active. Eliane avait son réseau et ne reculait devant rien quand il s’agissait d’aider les jeunes et de les accompagner dans leurs démarches ou leurs projets. C’est ainsi qu’elle développa les objets flottants non identifiés, ou encore les journées de l’université d’été, où des étudiants étrangers passaient une journée dans une famille seynoise volontaire…

Elle s’est également investie dans le premier tournoi de Jeux de Rôle de France « FSO France SUD OPEN ». Pendant prés de 15 ans, ce ne sont pas moins de 600 jeunes qui se retrouvaient au Fort du Faron à Toulon pendant trois jours pour participer à ce tournoi unique en  France. Tous jouaient, vivaient, dormaient, mangeaient sur place…. Des jeunes qui venaient de France mais également de Suisse, de Belgique, d’Angleterre, d’Allemagne et même d’Afrique du Sud.

 

Eliane était une femme simple avec un grand cœur. Elle avait toujours le sourire lorsqu’elle recevait « ses jeunes » comme elle aimait le dire. Elle aimait le réseau associatif mais surtout les gens qui le composaient.

Eliane nous a quittés mais son souvenir restera présent dans le cœur de tous ceux qu’elle a croisés. Toutes nos pensées vont vers son fils Thomas, François Toucas, Fatma Belgacem, devenue au fil du temps plus qu’une collaboratrice, une véritable amie.