Coste Chaude : promesse tenue

C’était une promesse de campagne : madame le maire Nathalie Bicais a annoncé hier mercredi 2 septembre l’annulation du permis de construire sur l’espace boisé de Coste Chaude. Objectif, rendre sa vocation agricole au site.

Un foncier agricole de plus en plus réduit, des espèces rares (*) à protéger, une imperméabilisation croissante des sols, et l’étroitesse des réseaux routiers desservant le site ont pesé dans la balance. « Nous avions jusqu’au 23 août pour donner un avis. Conformément à ma promesse de campagne, j’ai décidé le 13 août dernier de ne pas attribuer le permis de construire », annonce madame le maire. Exit donc les 145 nouveaux logements, dont 30 % de sociaux, qui devaient voir le jour sur l’espace boisé de Coste Chaude. « J’avais dénoncé l’incohérence de ce projet dès la convention tripartite entre l’Etablissement public foncier régional (EPFR), la Ville et la Métropole TPM. Depuis mon élection, je suis en discussion avec le directeur de l’EPFR (**) et le groupe Vinci pour trouver un accord à l’amiable », poursuit Nathalie Bicais.

Parmi les objectifs de la mandature, élaborer, via la Chambre d’agriculture, une convention avec un agriculteur pour l’exploitation du terrain, future propriété de la Ville et de la Métropole TPM : « La crise du Covid nous l’a montré : nous devons retrouver les circuits courts de production, avec une vente directe sur place (NDLR : à l’instar du Domaine de Fabrégas). L’aspect pédagogique, qui se traduirait par des visites de scolaires, est par ailleurs important ».

(*) Orchidées

(**) A minima 500 000 euros de frais d’études demeurent à rembourser par la Ville. Quant aux trois millions d’euros investis par l’EPFR depuis 2004, ils font l’objet de négociations.

Ville Métropole : pour un positionnement commun

Madame le maire l’a répété : « Tous les dossiers d’urbanisation vont être réévalués ». « On est en train de bétonner notre littoral. Il faut reprendre la main et évaluer les besoins en équipements (routes, écoles crèches…) générés par l’arrivée de nouveaux habitants », soutient Nathalie Bicais. Pour cela, des modifications seront apportées à l’actuel Plan Local d’Urbanisme (PLU) reportées sur le PLU intercommunal, avant une révision plus large. Madame le maire a par ailleurs plaidé pour un positionnement commun au sein du PLU intercommunal : « Il y a une contradiction entre la loi SRU, ses quotas de logements sociaux [NDLR : 75% des foyers varois sont éligibles au logement social] et le besoin, pressant, de préserver la biodiversité et les espaces remarquables boisés sur notre littoral. Les 12 villes de la Métropole vont y travailler avec le nouveau préfet du Var ».