« Construire une ville avec les aînés »

Le 10 juin dernier, madame le maire Nathalie Bicais et son adjointe Marie-Claude Paganelli-Argiolas ont officialisé l’adhésion de La Seyne-sur-Mer au Réseau francophone des Villes amies des aînés. La municipalité affirme ainsi son engagement dans une démarche d’adaptation au vieillissement de la population.

« C’est un défi pour nous que d’offrir un cadre de vie harmonieux et digne pour nos seniors », a déclaré madame le maire Nathalie Bicais, ce mardi 10 juin, à l’Hôtel de Ville. En rejoignant le Réseau francophone des Villes amies des aînés, créé sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), La Seyne-sur-Mer prend en effet des engagements forts. « Nous assistons à un vieillissement sans précédent de la population. Un Seynois sur trois a plus de 60 ans, nous devons intégrer cette nouvelle donne essentielle à nos politiques », argumente Nathalie Bicais.

« C’est la première fois de l’histoire que des personnes qui atteignent l’âge de 70 ans ont une espérance de vie de 20, voire 30 ans », abonde Marie-Claude Paganelli-Argiolas, adjointe déléguée à la politique du bien vieillir. Elle fait ainsi observer que « 14 millions de Français vivent déjà dans un territoire du Réseau francophone Villes amies des aînés », dont la charte engage ses signataires sur huit thématiques : habitat, transports et mobilité, espaces extérieurs et bâtiments, information et communication, lien social et solidarité, culture et loisirs, participation citoyenne et emploi. Huit volets qu’il s’agit d’aborder, souligne Marie-Claude Paganelli-Argiolas, dans le cadre d’« une démarche transversale ». « Nous devons poser un nouveau regard sur la vieillesse, c’est un public qui veut participer à la vie sociale, économique, culturelle, sportive… », explique l’élue.

Elle insiste également sur l’intérêt d’une approche intergénérationnelle dans l’élaboration des différents projets, et annonce que « beaucoup d’actions (retardées par la crise sanitaire) se mettront en place dès septembre » (lire ci-après). « Nous ne voulons pas construire une ville pour les aînés, mais une ville avec les aînés », résume-t-elle.

Repère

Les retraités représentent 31% de la population seynoise, le pourcentage de personnes âgées de plus de 65 ans avoisine les 24% (près de 23% des Seynois ont moins de 20 ans).

Ouverture de la Maison d’animations seniors au square Malsert

La Maison d’animations seniors, qui se situe au square Émile-Malsert, ouvrira « dans un esprit de retrouvailles et de convivialité » tous les lundis et jeudis après-midi (de 14h à 16h30), dès lundi 5 juillet.

Les ateliers proposés par les services municipaux reprendront au mois de septembre, avec tout un éventail de propositions : mémoire, slam, chorale, équilibre, activités physiques (gym douce), manuelles (mosaïque, peinture…), jeux de théâtre…

Les locaux, qui comprennent deux salles, ont été rafraîchis ce printemps par les citoyens bénévoles des BIG (Brigades d’intérêt général).

Renseignements auprès de du service Seniors de la Direction des solidarités au tél. 04 94 06 97 60 ou 04 94 06 97 61.

Une Université du temps libre à la rentrée

En ce qui concerne le volet culture et loisirs, Marie-Claude Paganelli-Argiolas, adjointe déléguée à la politique du bien vieillir, annonce qu’une Université du temps libre ouvrira au mois de septembre au collège Paul-Eluard (avec lequel la Ville a signé une convention). Des conférences et ateliers y seront proposés, notamment de généalogie, pour répondre à « une grosse demande », selon l’élue, et d’informatique, « pour lutter contre la fracture numérique ».

Les adjoints : Malika Baghdad (déléguée au quartier Nord), Daniel Martinez (délégué à la politique sportive), Marie-Claude Paganelli-Argiolas (déléguée à la politique du Bien vieillir), Véronique Leportois (déléguée aux affaires sociales). A leur côté : Françoise Aubry, responsable de la Direction des solidarités et sa collaboratrice Muriel Segond