Casino : dernière visite de chantier avant ouverture

Pari tenu, le casino est bien hors d’eau hors d’air depuis le 29 septembre. Il reste encore deux mois et demi pour finir le second œuvre. L’ouverture est prévue le 17 décembre.

Les ouvrages de couverture, d’étanchéité et de pose des baies extérieures, pleines ou vitrées, sont achevés. Le casino est hors d’eau hors d’air, stade à partir duquel on peut commencer la mise en place des équipements intérieurs et extérieurs, ainsi que les finitions. Moins de deux ans après le lancement des travaux, le gros œuvre est terminé. Certes, il reste encore beaucoup à faire et ce n’est pas Philippe Osmont, le directeur technique, qui dira le contraire. Mais il en est à sa troisième ouverture de casino et il a l’habitude : «Nous essayons de tenir les délais, même si nous savons que ce qu’il nous reste à faire est énorme». Il faut donc espérer que les intempéries ne s’en mêlent pas. Pour l’heure, le chantier bat son plein et les techniciens sont à pied d’œuvre : «Au fil des mois, le nombre d’ouvriers a augmenté. Dans quelques semaines, ils seront 150 sur le site», précise Dylan Peyras, le directeur général du casino.

Un projet colossal
Un chantier immense, impressionnant… Le casino, lumineux, moderne et doté d’immenses vitres, fait partie de la  »nouvelle génération », ouvert sur l’extérieur : «C’est le troisième casino JOA à incarner l’ambition de l’enseigne : changer le regard des gens sur l’univers des casinos, en proposant de véritables plateformes de loisirs, accessibles à tous » explique Laurent Lassiaz, président du Directoire du groupe JOA. Dans l’établissement de jeux, 50 % de l’activité sont d’ailleurs consacrés aux loisirs. Véritable projet phare du groupe, qui a investi plus de 20 M€ et qui possède déjà 21 casinos partout en France, le casino de La Seyne-sur-Mer est imprégné de l’identité de la ville : «Pour créer un casino, il faut s’inspirer de l’histoire locale. Les charpentes métalliques rappellent les anciens chantiers. Il y a un fil conducteur dans la décoration, on mettra de vieilles photos des casinos et des chantiers», ajoute Dylan Peyras.

Un casino entre ciel et mer
L’entrée se fait côté parc de la Navale. Au rez-de-chaussée, l’espace d’exposition est destiné à des événements sur mesure : expositions, cocktails, café-théatre, pouvant accueillir jusqu’à 200 personnes. C’est un espace public, une  »zone non contrôlée ». Sur les 5000 m² du site, 4500 sont d’ailleurs accessibles sans carte d’identité. De là, on peut prendre à droite un escalator et accéder directement aux restaurants situés au dernier niveau, ou emprunter sur la gauche, l’escalier qui mène à la salle de jeux de 1000 m² au premier niveau. Située dans la structure en porte-à-faux de 16 mètres de long, à près de quatre mètres de hauteur au-dessus du sol, on a vraiment l’impression d’être suspendu au dessus de la rade : «On a utilisé des techniques de génie civil, les mêmes que pour la construction de ponts. Il fallait supporter 500 tonnes d’arrachage à la jonction du porte-à-faux sur la façade», rappelle Dylan Peyras. La salle accueille 150 machines à sous, des espaces de jeux électroniques innovants et 5 tables de jeux traditionnels. Au centre, le patio extérieur attend les fumeurs.

Véritable plateforme de loisirs
Au cœur du bâtiment, la salle de spectacle de 500 m² au sol, est modulable en fonction des événements (concerts, thés dansants, manifestations diverses). Elle dispose d’une rétroprojection d’image, de 6 m de large sur 4 m de haut. Sa capacité est de 500 places assises (300 places rétractables dans les gradins + 200 chaises)  et 1250 places debout. Humour, musique, théâtre, danse, la scène est ouverte aux artistes locaux ou nationaux, en lien avec l’actualité. Au quatrième étage, deux restaurants dont un semi-gastronomique de 40 places, un bar lounge et une cuisine ouverte, culminent à 19 mètres, avec une vue panoramique sur la rade. Ici aussi, on retrouve un patio extérieur de 50 m². A deux mois et demi de l’ouverture, les croupiers ont déjà été recrutés et sont actuellement en école de formation. Il reste encore des postes à pourvoir dans l’accueil, la sécurité et la restauration. Si tout va bien, le 17 décembre, anciens et nouveaux salariés de JOA, au total 110 personnes, seront sur place pour recevoir les visiteurs. On sera alors bien loin de la pose de la première pierre, en octobre 2013. 

chantal.campana@leseynois.fr

 

Retour en images sur la visite du chantier de ce mardi 29 septembre

Près de 5000 m² de surface, dont 50% dédiée aux loisirs. La salle de spectacle de 500 m² au sol,a une capacité de 500 places assises (300 places rétractables dans les gradins +200 chaises) et 1250 places debout. Ici, les ouvriers coulent la dalle.