Carolina Moggia : Son « court » a cartonné à Cannes

La jeune réalisatrice italo-seynoise a présenté son premier court-métrage, « Them », au festival. Et Cannes lui a ouvert les lourdes portes du « long ».

« Le festival c’est mon club-med ». Depuis que Carolina a terminé ses études de cinéma il y a deux ans, c’est la première fois qu’elle s’y rend en tant que réalisatrice. Avec, sa bobine sous le bras, enfin… sa carte mémoire à la main. « C’est mon quatrième festival, mais les trois premiers, j’étais étudiante en cinéma. Cette année, je suis venue avec mon produit ». Son produit, c’est un film intimiste, un peu noir, très esthétique. « Them a été sélectionné parmi des centaines de courts-métrages pour les célèbres breakfasts du festival. Grâce à cette rencontre avec des producteurs et réalisateurs reconnus, j’ai étoffé mon réseau avec des contacts tels Canal +, Télé Québec ou la Maison du Court. Il faut savoir qu’aujourd’hui, dans le monde du cinéma, les principaux producteurs et distributeurs sont les groupes de télévision. J’ai même eu une proposition d’un producteur birman ».
Sur la route des festivals
Carolina a toujours été mordue de cinéma, surtout de belles images. « Je suis à la recherche de l’esthétique. On peut dire que je fais de l’expérimental et de l’expression visuelle. Mon travail se rapproche de la réalisation de clips. Mais je suis de ceux qui, comme mes réalisateurs fétiches, David Lynch, Stanley Kubrick et David Cronenberg, affirment qu’un bon film c’est d’abord et surtout un bon scénario. » A la fin de ses études de réalisation audiovisuelle à l’ESRA (Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle) de Nice, elle poursuit sa formation à New York dans une école d’acting. Là-bas, elle assiste Barbara Adacassis pour son court-métrage « Murder is my business ». Après New York, Carolina part à Londres. C’est la visite d’un site industriel complètement abandonné qui l’inspire pour écrire son premier court-métrage. « Trois mois d’écriture, Trois jours de tournage et un mois et demi de postprod que j’ai calé pour que la sortie coïncide avec le festival. Le financement des amis et de la famille a permis de produire, et mon équipe de tournage a travaillé gratuitement. Je leur dois tout ». Sur la Croisette, le tapis rouge a été enroulé et rangé. Carolina repart sur la route des festivals, « là où tout se décide ». Elle prépare déjà Venise et Clermont. Son but : trouver un producteur pour réaliser son premier long-métrage…
* Suivez l’actualité du film sur la page THEM Le film
* Vous voulez soutenir le prochain projet de Carolina Moggia, une réinterprétation des « Amants trahis » de Jacques Prévert : le Kickstaters de Carolina

La BO de "Murder is my business"

Murder is my business

Le tournage de Them à Londres