Budget : la Ville sécurise ses emprunts structurels

Le maire, Marc Vuillemot, est revenu sur l’avis délibéré de la Chambre régionale des comptes (CRC). Les préconisations doivent être votées en conseil municipal le mardi 28 juin prochain.

« Mon but, en faisant voter notre budget en déséquilibre, était d’attirer l’attention de l’Etat. En ce qui concerne la sécurisation des emprunts structurés, nous avons été entendus ». Satisfaction en demi-teinte mais satisfaction quand même pour le maire, Marc Vuillemot. Mardi 28 juin prochain, les délibérations relatives au budget reprendront telles quelles les préconisations de la Chambre régionale des comptes (CRC) pour équilibrer les 400 000 euros manquants au budget.

« La CRC confirme les causes, exogènes et connues, de nos difficultés budgétaires : une dette historique et des dotations de l’État en baisse mal compensée », poursuit-il. « Elle salue, dans le même temps, les efforts de réduction de notre dette, de 150 à 130 millions d’euros, ainsi que la sécurisation des emprunts ».

A ce sujet, l’Etat a augmenté de 5% sa participation aux fonds des emprunts à risque, permettant à la Ville de renégocier son emprunt auprès de Dexia sur des taux fixes.

Dotation de solidarité urbaine embryonnaire

Toutefois, Marc Vuillemot souligne que la CRC pointe la baisse des dotations d’Etat « dans une ville pauvre, mais pas assez pour recevoir en compensation une pleine Dotation de solidarité urbaine (DSU) » : « En 2016, alors que la dotation a été amputée de 1 920 000 d’euros, seuls 13 000 euros de DSU ont été ajoutés, effet de palier oblige… », regrette le premier magistrat.

Autre litige, l’exonération, incomplète, des taxes foncières pour les bailleurs sociaux : « Suite à l’intervention de la CRC, l’Etat reconnaît là-aussi des incohérences en la matière. Le ministère de la Ville doit s’y pencher pour la loi de finances 2017 ».

A l’heure où le budget des services est à la hauteur de celui de 2004, avec 10% d’administrés supplémentaires, le maire avoue avoir des marges de manœuvre restreintes pour équilibrer le budget : « J’ai déjà beaucoup réduit les subventions aux associations, qui participent pourtant pleinement à la cohésion sociale. Par ailleurs, depuis 2014, seuls les départs à la retraite incontournables sont remplacés. Dois-je rappeler, enfin, que mon intervention auprès du service départemental d’incendie et de secours a déjà permis de réduire nos cotisations de 500 000 euros, et qu’elles atteindront 1,5 million en 2018 ? ».