Bonne année 2020 !

Vidéo cérémonie des voeux à la population

Samedi 4 janvier, le Chapiteau de la Mer accueillait la cérémonie des voeux à la population. L’occasion pour Le Maire, Marc Vuillemot, et le conseil municipal, de souhaiter une belle année aux seynois et aux seynoises.

Mesdames, messieurs,

Représentants de l’Etat, des autorités militaires, élus nationaux, régionaux, départementaux, locaux, représentants consulaires, des forces de sécurité et de prévention civile, des cultes, des associations, acteurs économiques…

Chez concitoyens, chers voisins, chers amis,

Ce moment est toujours, pour moi, un plaisir simple malgré ce rien de solennité dû à la tradition et au fait d’être entouré des membres du Conseil municipal. Solennité vite oubliée, et c’est heureux, par la convivialité de la situation et la sincère satisfaction de vous rencontrer.

Un petit mot d’abord pour évoquer le lieu où nous trouvons. En janvier 2017 et en 2018, en centre ville, nous nous sommes retrouvés dans la salle du casino, établissement qui avait ouvert ses portes en janvier 2016.

Puis, l’an dernier, ce fut au nord, au cœur du quartier Berthe, le Centre culturel Tisot, entièrement rénové…

Nous voici revenus dans un autre espace de culture, d’animation et d’éducation, au sud de la commune.

Bien sûr, ici est né en 2015 le mouvement « Ocean Nation » pour la défense des biens communs de l’humanité, en particulier les océans…

Et le site, ses espaces extérieurs, accueillent divers événements, notamment le festival « Couleurs urbaines »…

Mais l’âme de ce lieu, c’est le cirque contemporain. Marqué par le festival « Janvier dans les étoiles », il accueille désormais une programmation annuelle portée par le « Pôle jeune public », soutenu – c’est un signe des temps de coopération intercommunale voulue – à la fois par la Métropole et par la Ville.

Mais certains d’entre vous se souviennent sans doute que les premiers chapiteaux de « Janvier dans les étoiles » ont été dressés au seuil des années 2000, sur le site des anciens chantiers navals qui était alors un terrain vague, désolé, en bord de rade… Que de changements, sur un espace où se sont retissés le tissu urbain et des activités !

Les succès populaires des festivités d’été, cette année encore, ou plus récemment, celles de la fin de l’année 2019 sur le « parc de la Navale », à proximité immédiate du centre ancien permettant aux commerçants d’en tirer un certain profit, à ce que plusieurs d’entre eux m’en ont dit, en font finalement un symbole festif…

Mais revenons à ce qui nous réunit aujourd’hui.

L’un des messages délivrés par les images que nous venons de regarder ensemble, est qu’une commune, c’est d’abord une communauté humaine. Au moins autant qu’elle est une institution. La commune a été, est, et sera un espace d’action et de décision.

Oui, c’est précieux, la commune.

Depuis la loi fondatrice de novembre 1789, succédant à la paroisse de l’Ancien Régime, la commune est un irremplaçable maillon de rapprochement du citoyen des pouvoirs publics, proches ou lointains. Autant dire un indispensable espace de démocratie vivante.

Bien sûr, tout ne se résout pas au plan local. C’est bien pourquoi, et je sais de quoi je parle, étant le président de l’association nationale des communes ayant des quartiers fragiles sur leurs territoires, les maires, de toutes sensibilités, estiment important d’agir, de plaider, de défendre, au plus près des pouvoirs publics de la Nation…

Et les maires ont eu une saine réaction, très digne, fût-elle de colère, en 2018, alors que le pouvoir central repoussait d’un revers de main le rapport, pourtant commandé par le Président de la République lui-même, élaboré, autour de Jean-Louis Borloo, par 200 maires, acteurs économiques et associatifs de terrain, qui proposait un plan d’actions pour que l’État vienne en aide aux plus de 5 millions d’habitants fragiles de nos quartiers populaires en déshérence.

Tout cela a permis de constater, en 2018 et 2019, le haut degré d’attachement des Français pour cette instance locale qu’est « la mairie ». Et, d’ailleurs, nos gouvernants sont revenus, en ce domaine… à de bien meilleurs sentiments.

Plus proche de nous, lorsque Jean-Mathieu Michel, le maire de Signes, a payé de sa vie le simple exercice de son mandat, il est devenu criant aux yeux de tous que vouloir contourner les corps intermédiaires, et s’en remettre à une technocratie qui saurait mieux que les gens, est non seulement inopérant, mais suicidaire pour notre démocratie.

Est-ce un problème franco-français ? Je ne le crois pas. La planète, à l’évidence, nous le ressentons tous, depuis un bon moment, est malade d’une globalisation uniformisante.

L’idée, portée par certaines des « élites » (vous ne voyez pas les guillemets, mais j’en ai mis), selon laquelle l’exigence démocratique relèverait du passéisme, est, au mieux, du temps perdu, au pire, un empêchement à un type de développement qui ne pourrait plus s’embarrasser d’humanisme et de solidarité sociale.

Tout cela est extrêmement dangereux. Nous sentons bien, partout dans le monde, les dérives autoritaires d’une économie prétendument libérale. Ce libéralisme-là, celui des « premiers de cordée », a le plus souvent perdu le contact avec les difficultés triviales mais constantes de tous les jours. Souhaitons que cette distance ne fasse pas le lit d’une sorte de nouveau régime d’exception, excluant et totalitaire, semblable à ceux que le XXe siècle a connus en Europe, et qui, lui, s’assume, utilisant sans vergogne les situations de violence et d’insécurité, les failles d’une République dématérialisée, plus financière que citoyenne.

La dérive ne date pas dhier. Les normes et réglementations à l’échelle européenne entraînent plus de maux que de facilitation. Chacun le reconnaît aujourd’hui. Ce que nous avons vécu avec la fermeture de notre maternité et les décisions incompréhensibles de l’Agence régionale de santé fut, localement, un cas d’école. Reproduites partout sur le territoire, elles entraînent en tous lieux rejet et incompréhension, et illustrent tristement le sort promis à notre système de santé et hospitalier…

Alors oui, il est urgent d’entretenir une démocratie vivante.

Et, justement, tout en observant une rigoureuse réserve en cette période proche d’une élection, puisque je ne peux ni vous parler bilan, ni évoquer d’éventuelles perspectives, je pense utile que nous nous souvenions, à la lisière de la consultation démocratique de mars prochain, que la qualité, le ton de l’échange politique, au moins par égard pour nos concitoyens, doivent être irréprochables.

Ce temps doit être un temps de clarification des enjeux, un temps serein et sincère d’information comme de conviction.

Heureusement, et notamment à l’échelle communale, la globalisation sauvage possède un peu partout des contre-pouvoirs. Les acteurs du local, qui restent en éveil constant, en font partie. Ces acteurs, c’est vous, les citoyens impliqués dans le vivre-ensemble, dans la vie associative. Et nous savons combien elle compte, à La Seyne.

Vous, citoyens engagés, dans le cadre de votre profession, comme par l’engagement bénévole. Dans cette action collective, quotidienne, patiente et déterminée, il y a une source intarissable d’espoir. Mais espoir ne signifie pas optimisme béat, et l’alerte est donnée.

Ainsi, les jeunes générations, révoltées par l’injustice et par l’indifférence coupable aux périls planétaires, portent en elles une force nouvelle… Le monde scientifique, comme celui des artistes et des créateurs, recèlent aussi tellement d’alternatives au système actuel…

Et combien d’acteurs économiques, notamment locaux – tant de chefs d’entreprises me le disent lors de nos fréquentes rencontres -, au-delà de prises de position politiques ou philosophiques, sont conscients que les bénéficiaires des emplois qu’ils créent ne peuvent réellement s’épanouir que dans un monde où les besoins premiers sont satisfaits, où la part qui échoit aux collectivités, au travers de leurs services publics, est indispensable.

C’est, à mon sens, l’explication des oppositions à la réforme des retraites, du soutien de l’opinion malgré les gênes occasionnées par la grève. Cet avenir, promis par ce monde global qui nous est vendu, est plus redouté qu’attendu, tant il met en péril l’esprit de notre système social qui repose sur l’équité et la solidarité qui sont, avec la liberté, les piliers fondateurs de notre République.

Des policiers aux cheminots en passant par les hospitaliers et les enseignants ;

des salariés de la grande distribution aux routiers ; du corps de ballet de l’opéra de Paris aux sapeurs-pompiers… tout notre corps social est très inquiet.

En tant que citoyen, je participe à ce mouvement, j’en comprends les raisons, et me garde bien d’accuser quiconque de défendre je ne sais quels « privilèges ». Ce n’est pas un « caprice de populations de pays riches », mais la traduction d’une population se sentant dégradée.

La régression sociale n’a d’autre résultat qu’une misère profonde, et cela est vérifié partout dans le monde où les inégalités ne cessent de croître.

C’est pourquoi je n’ai de cesse, contre le courant dominant, de valoriser la vie et le travail de nos agents des services publics. Je profite encore de ce moment, comme je l’ai souligné lors de la canicule, l’été dernier, et de nouveau lors des intempéries de la fin 2019, pour rappeler à quel point le service public est essentiel et vital.

Je veux solennellement les remercier et saluer leur sens du devoir, eux, les professionnels et les volontaires des pompiers et de la sécurité civile du Var, les bénévoles réservistes communaux et notre service de sécurité civile, les services d’urgence de notre hôpital, les urgentistes du gaz et de l’électricité, en première ligne lors des incidents et accidents, y compris climatiques de plus en plus fréquents du fait de la folie des hommes, les bénévoles solidaires et services sociaux qui font face aux urgences de la misère,

les forces de la sécurité publique d’État et notre police municipale, qui luttent pied à pied contre le mal mortel du narcotrafic qui gangrène depuis deux ans la vie des quartiers populaires de La Seyne, d’Hyères, de Toulon, et même de notre si paisible voisine, la ville d’Ollioules…

Et, au-delà, l’ensemble de nos fonctionnaires territoriaux, dont certains voudraient… quoi ? Qu’ils soient encore moins nombreux ? Encore moins bien payés ?

Sans doute faut-il réformer, moderniser nos services publics. Mais réformer pour renforcer, rendre plus efficaces, en misant sur l’humain. Pas pour affaiblir en régressant.

Mesdames, Messieurs, à mes yeux, préserver tout cela, c’est préserver en nous tout simplement la part d’humanité. C’est au fond, le vœu que je formule.

Et sur mon blog personnel, pour marquer la nouvelle année quelques jours avant qu’elle ne s’ouvre, je citais récemment cette formule à la fois sévère et savoureuse du pasteur américain Martin Luther King, qui nous enjoignait – je cite – d’ « apprendre à vivre ensemble en tant que frères, sinon nous périrons ensemble en tant qu’idiots. »

Vivre ensemble en tant que frères… et sœurs… Eh bien oui, c’est de fraternité dont on parle. Et si je m’adresse aux vivants, je ne peux m’empêcher d’y associer la mémoire de fraternels, de bons, et de très attachants citoyens seynois que nous perdons, hélas, chaque année.

Parmi eux, en 2019, nous avons pleuré de beaux acteurs économiques entreprenants, d’infatigables militants caritatifs et associatifs, des éducateurs de la jeunesse aux protecteurs de la nature, en passant par des engagés du sport, de la culture, de l’aide à ceux qui sont dans la détresse. À leurs proches, à leurs compagnes et compagnons, et à leurs enfants, je renouvelle toute notre sympathie et notre affection.

Ces hommes et ces femmes généreux peuplent au fil du temps le Panthéon de nos figures locales… Ils demeurent autant d’amis, pas « idiots », comme disait le pasteur américain. Ils sont autant de symboles de dévouement et d’amour des autres.

C’est bien sûr cela, la commune.

Ce sont aussi les acteurs de notre démocratie de proximité, que je tiens également à saluer. Parce qu’ils entretiennent la vie des conseils de quartier et des conseils citoyens, et, sur un registre associatif, celle des comités d’intérêt local.

Oui, la commune, c’est bien entendu l’immense force associative. Son dynamisme est un trait marquant de La Seyne. J’en vois ici de nombreux représentants.

Continuez et proliférez ! Mobilisez les jeunes. Vous êtes essentiels à la vie communale dans des secteurs les plus divers : environnementaux, sociaux, solidaires, culturels, mémoriels, sportifs, de loisirs.

J’ai évoqué les agents municipaux. Ils sont dans leur ensemble des vecteurs de cohésion locale. Je veux citer les relais citoyens, un service tel que « Allô La Seyne », ou celles et ceux qui s’occupent de la mise en place des démarches en ligne, en l’assortissant d’un travail pédagogique et de médiation pour aider ceux qui se perdent sur le web, autrement dit pour lutter contre la fracture numérique qui frappe certains publics. Citons aussi les agents de proximité de notre office d’HLM Terres du Sud Habitat, de notre centre communal d’action sociale, et de notre Caisse des écoles…

Tout cela participe au tissu de la démocratie locale, comme ceux de ces fonctionnaires territoriaux qui sont désormais agents de la Métropole, tout en travaillant toujours sur le territoire seynois. Leur apport est précieux car ils contribuent, au maintien du lien qui pourrait se distendre avec l’éloignement entre le citoyen et l’intercommunalité.

Évoquant la Métropole, justement, j’expliquais lors des vœux de 2018, époque de sa mise en place, qu’elle ne doit pas être une simple juxtaposition de communes.

Notre communauté de destin est évidente. Nous travaillons ensemble depuis des années, et pour l’économie, du Pôle de compétitivité Mer au secteur du tourisme en pleine expansion, la commune n’est pas l’échelle suffisante.

Alors, certains me diront que, sous d’autres cieux, pas si loin d’ici, les Métropoles peuvent être des « machines » éloignées des citoyens et des intérêts locaux… Je l’entends.

Mais je veux me fonder sur une analyse concrète de notre situation particulière, sans dogmatisme. Or, j’ai la conviction profonde qu’ici, l’histoire, la culture, le patrimoine commun, l’unité géographique et les conurbations, les logiques économiques et de développement, la volonté de préservation environnementale, tout, absolument tout, doit nous inciter à travailler étroitement, ensemble, pour faire se développer dans l’harmonie ce grand territoire.

La Métropole compte sur les potentiels de La Seyne. La Seyne a tout à gagner, à profiter de cet élan et de la solidarité de la grande famille de nos voisins avec lesquels nous avons un futur en partage.

Mesdames, Messieurs, un proverbe, tellement ancien et de portée tellement universelle que certains se demandent s’il faut l’attribuer à la tradition juive, hindoue ou chinoise, nous dit – et une fameuse émission de télévision lui a emprunté son titre –que l’on ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes.

Nos racines, nous les cultivons, lors, par exemple, du centenaire du Pont des chantiers navals, en 2017, et toute l’année avec les classes de la Navale, nous les entretenons avec notre Musée Balaguier et nombre de conférences sur l’An II et les armées de la Révolution fondant sur nos places fortes pour prendre Toulon, ou encore, en 2019, le bicentenaire de Marius Michel Pacha…

Le patrimoine historique, architectural, paysager et naturel, terrestre, littoral et marin, c’est l’âme d’un territoire, à protéger comme la prunelle de nos yeux et à valoriser.

Les ailes, c’est tout ce que j’évoquais, les forces vives et le dynamisme d’un territoire, son développement.

Les ailes, c’est fait pour partir. Et pour revenir. La Seyne est belle, elle est « nature », dit notre carte de vœux.

Et si l’adjectif « nature » évoque le caractère simple et sans détour d’un individu (et cela fait partie des traits de nos caractères de Seynois), le substantif, lui, nous renvoie à nos richesses naturelles qu’il nous faut continuer à accroître.

Le saviez-vous ? Une étude récente, intitulée « villes vertes », réalisée pour l’Institut géographique national, indique que notre patrimoine arboré représente 89 % de notre territoire et qu’avec 29 % d’espaces arborés en milieu urbain, La Seyne est largement mieux dotée que la moyenne nationale qui n’en est qu’à 19 %…

Oui, c’est avéré, la nature a sa place en ville. L’urbanisation effrénée n’est plus qu’un mauvais souvenir. La Seyne a avancé vers son avenir de ville verte et durable, tout en soutenant l’industrie et les hautes technologies de la mer, le portuaire et le tourisme en plein essor. L’emploi a bien redémarré. Il faudra continuer à donner place aux enfants et aux seniors, aux femmes et aux hommes, aux handicapés et aux valides, aux Seynois du sud, du centre et du nord.

Mesdames, Messieurs, je conclurai sur quatre bonnes nouvelles pour La Seyne. Je peux m’autoriser à le faire en cette période pré-électorale de propos très réglementés, car elles ne relèvent pas de décisions municipales, mais auront un impact direct sur la qualité de vie dans notre commune.

De ce ciel de toile, au-dessus de nous, figurons-nous, en plus des câbles circassiens qui nous dominent, 4 fils imaginaires partant vers 4 directions. L’un nous conduit, vers le Nord-Est, à la majestueuse charpente métallique de l’Atelier mécanique de nos anciens chantiers…

Et c’est la première des bonnes nouvelles que je voulais vous rappeler, car bien sûr ce n’est pas une exclusivité. Les Seynois sont déjà tous au courant que, le 26 décembre, la cour administrative d’appel de Marseille a confirmé l’analyse du Tribunal administratif de Toulon et a validé le projet de cinéma et de pôle hôtelier, commercial et de loisirs, rejetant encore une fois, sans exception, tous les arguments du recours déposé contre le permis de construire.

Ce qui est en jeu, est-il besoin de le rappeler, c’est non seulement un équipement structurant pour notre « grand centre ville » mais c’est aussi qu’avec cet aménagement, la ville fermera, sans le reléguer dans des oubliettes, un chapitre de son histoire, celui de la mutation du site des anciens chantiers navals.

Le deuxième fil nous guide vers le centre, et c’est la seconde bonne nouvelle, moins connue, et qui est bien sûr étroitement liée à la précédente.

Je veux parler de la signature prochaine, du NPNRU – le nouveau programme national de rénovation urbaine – pour notre cœur historique. Cette signature que quatre ministres successifs nous ont annoncée comme imminente depuis… 2009. Et que l’État a enfin programmée, avec les subventions attendues depuis dix ans, pour les prochaines semaines.

Ce programme n’aura certes pas l’ampleur de celui de Berthe qui s’achève, mais il est, pour la première fois, un engagement de l’Etat pour notre centre, son habitat, ses lieux publics, ses commerces et ses services, qui en ont tant besoin…

Le troisième fil nous ramène vers le Sud, tout près d’ici, et la bonne nouvelle, c’est que, comme ça a pu se faire pour le Domaine de Fabrégas, le ministère des Armées est enfin d’accord pour que la colline, le fort et la pinède de Saint-Elme, dont il veut se séparer, demeurent dans le domaine public, soient confiés à la Métropole et au Conservatoire du Littoral, préservés de l’urbanisation, confortant nos sites naturels, entretenus, protégés, mis en valeur, et ouverts aux Seynois et à nos visiteurs.

Et le dernier fil nous mène tout au Nord de la ville, à notre gare ferroviaire pour laquelle une autre bonne nouvelle nous a été annoncée par la SNCF.

Dès 2023, les travaux commenceront pour la réalisation d’une navette diamétrale de réseau express régional, entendez un RER, comme ceux de la région parisienne, cadencée au quart d’heure, reliant l’Ouest du Var à Hyères et à Carnoules, via toutes les gares, dont La Seyne et Toulon, et même, ça semble en bonne voie, une halte aux Playes, nous offrant 72 arrêts au lieu des 32 d’aujourd’hui.

Ce sera un progrès de plus en matière de mobilités propres, venant compléter les pistes cyclables, les bateaux-bus et le futur bus à haut niveau de service, qui devrait nous inciter à délaisser la voiture et faire encore plus acte d’écologie et de développement durable, poursuivant les efforts de tous qui ont conduit à ce que La Seyne ait été la toute première commune du Var à avoir été labellisée « territoire à énergie positive pour la croissance verte ».

Mesdames, Messieurs, chers amis, avant de passer à la partie la plus conviviale de cette cérémonie, ayons ensemble des pensées pour celles et ceux qui sont frappés par la maladie ou la disparition d’un être cher…

Et je voudrais également rappeler à notre mémoire les 13 militaires français morts en mission au Mali pour promouvoir les valeurs des Lumières dont la France doit toujours s’enorgueillir, et les deux soldats tués au Burkina Faso, dont un, Cédric de Pierrepont, avait de belles et fortes attaches affectives à La Seyne, et avec eux toutes les victimes de guerres et d’attentats que l’on a hélas déplorées ces dernières années, en France et dans le monde.

Et comment oublier les victimes des intempéries, dans le Var et ailleurs, et ceux que les ravages des événements climatiques ont plongés dans d’effroyables difficultés de logis, venant s’ajouter aux 12000 foyers de notre métropole en attente d’un habitat social, dont 3000 à La Seyne ?

Chers concitoyens, heureusement, malgré les vicissitudes des temps, il y a tant de raisons d’espérer. Aussi, je souhaite, à vous et vos proches, la santé et la réussite, une année d’énergie et de bonheurs multiples.

2020 sera une année de devoir citoyen. N’oublions pas nos anciens qui se sont battus pour que le droit de vote soit universel – ou presque – chez nous. Dites-le bien autour de vous : si ce n’est fait, il faut s’inscrire, le délai va jusqu’au 7 février, je le rappelle. Et, au moins en mémoire de ceux qui ont versé leur sang pour que vive la démocratie, il faudra voter. Pour qui vous voudrez, ou blanc, ou nul, mais voter.

Car vive la République démocratique, protectrice et égalitaire.

Vive la France des libertés dans un Monde d’amitié entre les peuples.

Vive La Seyne de l’Harmonie, solidaire, riche de ses diversités, urbaine et naturelle, belle, mais toujours… un peu rebelle tout de même !

Excellente année à tous !