Bilan 2020 et perspectives 2021 : de la reprise en main aux projets

Mardi 12 janvier, madame le maire Nathalie Bicais a présenté un bilan des six premiers mois de la mandature avant de dresser les grands chantiers de l’année 2021 avec, pour fils directeurs, sécurité, propreté, écologie et écoute.

« Cette année les vœux revêtent un format insolite ». En toile de fond de la mise en place des projets, la persistance de la crise du Covid a contraint les autorités à s’adapter. Nathalie Bicais a donc présenté ses vœux à la population en vidéo.

En attendant, devant la presse ce 12 janvier 2021, le premier magistrat a évoqué les 6 premiers mois écoulés avec « la reprise en main de l’administration » : « Un outil au service des Seynois qui, grâce à des orientations claires du schéma de mise en valeur du littoral, travaille en bonne intelligence et dans la sérénité », assure madame le maire. Se félicitant de la mise en place du service minimum d’accueil dans les écoles les jours de grève, Nathalie Bicais a annoncé une présentation de l’organigramme définitif pour septembre prochain. En attendant, dès le conseil du 18 janvier, les audits du CCAS et de la Caisse des écoles seront exposés. La suite logique des audits RH et finances de l’automne dernier : « L’idée est de répondre au mieux aux demandes de nos concitoyens et aux aspirations de nos agents », glisse-t-elle en évoquant l’application du RIFSEEP*, le plan d’égalité hommes-femmes et le dispositif sécurité au travail.

* RIFSEEP pour Régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel dans la fonction publique.

Nouvelle convention Police municipale – Police nationale

Au chapitre sécurité, la nouvelle convention Police municipale – Police nationale doit être signée le 16 mars prochain : « Ce partenariat vise à éviter l’enkystement des mauvais comportements. L’intervention conjointe des services publics sur le parking de l’Abricotier à Berthe, ou les interventions contre les dépôts sauvages dans les logettes, y concourent ». Car, pour madame le maire, « le trouble amenant le trouble, ces actions chocs sont indispensables à proximité des squats et habitats illicites » : « la Police nationale sécurise ces zones afin de ne pas laisser le champ libre aux dealers », signale-t-elle.

Nathalie Bicais s’est également attachée à ce que chaque policier municipal sur la voie publique soit équipé de caméra piéton : « Ces dernières font retomber la tension et laissent une trace », relève madame le maire avant d’annoncer la création d’une police de l’environnement et d’une police administrative : « Des agents assermentés pourront ainsi enquêter sur les dépôts sauvages de même que sur l’ouverture illicite d’établissements, afin de permettre à la Police nationale de se recentrer sur ses missions de sécurité », annonce-t-elle.

La Police municipale devrait donc voir ses effectifs passer de 49 à 70 agents, pour atteindre la moyenne des villes de la même strate : « Le centre de Sûreté urbaine et les deux nouvelles polices occuperont les anciens locaux du service jeunesse, face à La Poste, libérant de la place dans les locaux actuels place Ledru-Rollin ».

Propreté : une remise à niveau

Les allées du marché et le front du port ont été décrassés : « La ville était en carence de soins. Or pour bien se sentir dans sa ville, on a besoin de propreté », souligne Nathalie Bicais avant d’annoncer la mise en place de points d’apports verts : « Un dimanche par mois, une broyeuse permettra d’amener ses déchets verts et de récupérer du compost alternativement à Janas, au Fort Napoléon et à Coste Chaude ».

La déchetterie, pour sa part, va bénéficier d’un agrandissement de sa surface et d’un élargissement de ses horaires le week-end, « seul moment où les personnes actives peuvent s’y rendre ». A moyen terme, la Métropole TPM déplacera la déchetterie sur l’ancien terrain de l’usine Lafarge, avenue d’Estienne d’Orves : « Une ressourcerie doit permettre de donner une seconde vie aux objets. Ce cercle vertueux doit alimenter l’économie sociale et solidaire, d’ores et déjà active avec le milieu associatif », note Madame le maire.

Agriculture et éco-citoyenneté

La cuisine centrale et ses satellites vont bénéficier de leur côté d’un composteur géant : « Cela permettra de lancer, dans l’ensemble des écoles, la culture de potagers, par l’apport combiné de terre végétale et de compost », raconte madame le maire. Une sensibilisation nécessaire des enfants aux gestes éco-citoyens, que la Ville encourage également en procédant à la désimperméabilisation des cours et à la plantation d’arbres. « A Coste Chaude, que nous avons arraché aux promoteurs, une ferme pédagogique doit accueillir scolaires, mais également revendre ses produits sur un marché paysan* que nous organiserons tous les dimanches sur le Cours Louis-Blanc », poursuit Nathalie Bicais. A noter que le Domaine de Fabrégas va étendre ses cultures par la plantation d’un verger, moins gourmand en eau que le potager.

Le site de la Dominante poursuivra pour sa part ses activités éco-citoyennes, avec une bonne nouvelle : « La CAF va y installer une crèche d’insertion pour les enfants des parents à la recherche d’un emploi. Ce qui va permettre de sécuriser les locaux d’accueil ».

* Ce marché paysan accueillera tous les producteurs locaux : Bruno Oberti du Domaine de Fabrégas, Françoise Raybaud des Plaines et un autre producteur situé aux Playes.

Valorisation du littoral

Les « Dimanches sur la corniche » enregistrent un vrai succès depuis leur lancement en octobre dernier : « C’est une première de réserver les deux voies aux modes doux sur les cinq kilomètres de corniche. La liberté de circuler répond à une vraie demande en ces temps de Covid et valorise notre littoral », remarque Nathalie Bicais. Depuis le 10 janvier, la fréquence est donc passée à deux dimanches après-midi par mois. Dès mars, on passera à tous les dimanches après-midi. Avant d’étendre à tous les dimanches au printemps et d’organiser des nocturnes les dimanches d’été.

Piétonnisation : consultation à la Saint-Valentin

Avec la piétonnisation du Cours Louis-Blanc, Madame le maire entend « créer un électrochoc ». « Pour cela, nous allons concentrer toutes les aides sur un petit secteur du centre-ville ». Gestion du domaine public et piétonnisation doivent redonner des espaces en terrasses aux établissements. « La concertation doit débuter le 14 février à la Saint-Valentin. La Maison de projet du NPNRU (Nouveau Programme National de Rénovation Urbaine) rue Taylor accueillera des présentations vidéos, et les agents d’Allô La Seyne se rendront chez les riverains ». En plus des aides de l’État, ce périmètre doit bénéficier de celles de la CCIV (Chambre de commerce et d’industrie du Var). « Si le contact est déjà établi avec les commerçants grâce à Clic and coll, un dialogue est également nécessaire avec les propriétaires de fonds de commerce ».

De la culture à La Seyne

Les contraintes induites par la pandémie n’ont pas empêché la ville de rayonner pendant les fêtes : « Les illuminations du port, le bestiaire de Patrick Rimoux, les galeries d’art chez les commerçants et les concerts retransmis sur Internet ont beaucoup plu », se félicite Nathalie Bicais.

Le lancement du musée numérique Micro-Folie à l’école municipal des Beaux-arts rue Messine est également un succès : « J’ai voulu qu’il s’y installe pour mettre les chefs-d’oeuvre des plus grands musées à la portée de tous », précise-t-elle.

Autre futur lieu de culture, les anciens locaux du collège Wallon, attenants au lycée Langevin. « Le grand réfectoire va être dédié au grand retour du Carnaval de La Seyne, supervisé par Roland Bonnefoi », annonce-t-elle. A proximité, les ateliers soudure et bois du GRETA seront à disposition des participants. Des artistes seront par ailleurs présents sur le site.

Covid-19

L’ESAJ à disposition pour les vaccinations

En clôture de sa présentation, madame le maire a indiqué avoir proposé au Préfet du Var et à l’Agence régionale de santé de mettre l’ESAJ* de Berthe à disposition pour débuter la campagne vaccinale.

« D’ores et déjà, le Centre hospitalier Georges Sand et la clinique du Cap d’Or vaccinent leurs soignants. Nous attendons à présent la suite de la stratégie de vaccination de l’Etat », relève Nathalie Bicais.

*Equipement sportif d’accueil de la jeunesse, situé avenue Yitzhak Rabin à côté du stade Januzzi.

Défense de l’emploi des CNIM

Madame le maire rappelle « qu’à l’automne, elle et Hubert Falco, président de MTPM, avaient alerté le ministre de l’Economie Bruno Le Maire sur les risques inhérents à la revente des CNIM ». « Les représentants de Force Ouvrière (ci-contre avec le représentant FO des CNIM) ont rencontré le 5 janvier dernier le Premier ministre Jean Castex. Si l’offre chinoise est toujours d’actualité, le gouvernement a reculé les dates de dépôts des offres. L’État doit d’autant recapitaliser ce fleuron industriel méconnu que ses carnets de commande sont pleins ! », martèle madame le maire.

Les chantiers 2021 en bref

– Circulation : organisation d’une campagne de prévention puis de verbalisation sur le bruit et la vitesse.

– Réhabilitation par le département de la caserne des pompiers avenue Maréchal Juin à hauteur de 500 000 euros.

– Création d’un giratoire en sortie de la caserne des pompiers de Mauveou.

– Création d’un sentier sous-marin à La Verne.

– Installation de filtres sur les réseaux pluviaux et campagne de sensibilisation sur les rejets à la mer.

– Création d’une plage pour les chiens (« toutous beach »), baie du Lazaret, à côté du club des Avirons et autorisation des chiens en laisse sur les parcs.

– Début des travaux d’avivement du port de Saint-Elme en septembre 2021.

– Réensablement naturel de la plage des Sablettes et de Mar-Vivo.
– Création de la marque « La Seyne vous sourit », pour une valorisation de la ville, de ses habitants et de l’accueil des touristes.

– Les Rendez-vous méditerranéens, l’événement scientifique et culturel de l’année les 3 et 4 juillet à l’Institut Michel Pacha.
– Bonaparte à Balaguier, l’événement populaire et historique les 25 et 26 septembre à Balaguier.