Bienvenue à Tisot !

3,5 millions d’euros de budget, 48 mois de travaux, le Centre culturel Tisot a ouvert ses portes au public. Résultat, une vraie salle de spectacle disposant de 251 places assises ou 630 debout lors des concerts. Sans oublier les équipements flambant neufs autour du foyer Germain-Loro pour les associations.

Le “Centre culturel Henri Tisot”, alias “Tisot”, est redevenu la véritable ruche qu’il était, accueillant les animations artistiques les plus diverses et adaptées à tous les âges… Il revient en plus beau, en plus grand et avec une dimension supplémentaire : une magnifique salle de spectacle et l’ambition de rayonner bien au-delà du quartier et de la ville… La rénovation aura coûté quelque 3,5 millions d’euros dans le cadre du Programme de rénovation urbaine (PRU) de Berthe, lancé en 2006 par l’État (Agence nationale de rénovation urbaine, ANRU), avec les conseils régional et départemental, la Métropole et la Ville.

Agrandissement, rénovation, création
Conçu par le cabinet d’architectes Artelabo, de Gignac, dans l’Hérault, Tisot, outre la salle de spectacle, s’est enrichi de studios d’enregistrement. Et bien sûr, les bâtiments existants ont tous été superbement rénovés : le hall d’entrée, le foyer Germain Loro, les locaux administratifs… Étendu (1 200m2), surélevé, Tisot n’est pas qu’une belle réussite architecturale, il brille aussi par son ambition et son originalité : « La Ville a fait le pari d’un centre culturel qui fait cohabiter la création artistique avec la proximité avec la population dans une ambiance chaleureuse de convivialité qui permet de tisser des liens entre le public et les artistes », résume Eric Marro, adjoint au maire chargé de la culture. L’une des nouveautés majeures est bien entendu la salle de spectacle qui offre 251 places en gradins télescopiques, rétractables électriquement pour offrir 630 places debout. La circulation vers les issues de secours et un ascenseur vers les bureaux du premier étage répondent par ailleurs aux normes d’accessibilité pour les personnes handicapées.

Côté artistes, côté associations

Les associations disposent quant à elles des 120 m2 de la salle Germain Loro : « Une entrée autonome du Centre élargit les plages horaires pour les ateliers de pratique amateurs ou les rencontres associatives », détaille Isabelle Garnier, responsable de Tisot.. Les studios, composés d’une salle de prise de son, d’un studio d’enregistrement et d’une salle de répétition, sont pour leur part situés dans une nouvelle aile « isolée phoniquement et formant un patio méditerranéen avec les bâtiments existants ». « L’objectif, en plus des résidences d’artistes, est de pouvoir enregistrer en live les concerts », indique Jean-Louis Andreani, programmateur du Centre culturel, précisant toutefois que « Tisot est un lieu public de diffusion, et non de production ». Cet espace de studios de répétition sera ouvert « à toute association ayant un projet structuré ». Enfin, les ateliers d’expression et de création de Tisot bénéficient d’une salle d’arts plastiques et d’une salle de danse équipée de vestiaires. Plus qu’un lieu de spectacles, un lieu de vie.

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Toute l ‘année, 11 ateliers d’expression et création

Espace de transmissions, de découvertes, d’échanges, de partages, le Centre culturel Tisot est ouvert à tous à l’échelle du quartier, de la ville et de la métropole. Ses ateliers sont les suivants : anglais, arts plastiques, chant choral, danse africaine, danse classique, danse moderne, danse orientale, hip-hop, magie, musique et théâtre.

Retrouvez tarifs et horaires www.la-seyne.fr ou au 04 94 06 94 77

Quatre questions à… Jean-Louis Andreani, programmateur du Centre culturel Tisot

Le Seynois : En quoi consiste le métier de programmateur ?
J-L.A. : Il s’agit d’abord de bien connaître l’actualité du spectacle vivant. Mais également d’appréhender la sociologie du milieu urbain dans lequel il est programmé. Un bon programmateur ne va pas bloquer des dates d’artistes selon ses goûts personnels, mais plutôt répondre au plus près de l’attente des publics.

L.S. : Comment fait-on une bonne programmation ?
J-L.A. : Une ville, aujourd’hui, c’est une multiplicité de cultures. Je suis donc adepte d’une programmation populaire, dans son acception noble, non élitiste mais exigeante. A l’heure où le spectacle vivant coûte de plus en plus cher, cela passe aussi par une politique de prix raisonnable.

L.S. : Quelle ambition portez-vous pour cette salle entièrement neuve ?
J-L.A. : Que le Centre culturel Tisot rayonne sur l’ensemble de l’agglomération et du Var.La musique n’a pas de frontières. Le quartier non plus. D’ici décembre, deux spectacles majeurs (NDLR : Cali, le 18 octobre et Sanseverino, le 24 novembre, voir par ailleurs) devraient attirer bien au-delà de l’Ouest-Var. Je précise que nous nous positionnons en salle publique de diffusion, non de production.

L.S. : D’autres dates notables ?
J-L.A. : Oui, Daoélectro sera la première résidence d’artistes du 20 au 23 février. L’occasion d’une rencontre entre des jazzmen, une rappeuse danoise et des danseurs de hip-hop locaux. Le spectacle HK, ensuite, le 22 mars 2019, permettra de collaborer avec des scolaires. La venue de Dhafer Youssef ou encore de Rokia Traore sont des événements majeurs. El Gato Negro, pour l’aspect festif, le 10 mai 2019, sera l’occasion de configurer la salle sans les gradins (630 places debout).

Cet automne à Tisot

Cali chante Ferré
Jeudi 18 octobre à 21h
« (…) Ferré. J’ai choisi un chemin, mille se présentaient à moi. Alors j’ai choisi des chansons entendues sur le tourne-disque de mon papa. Je n’étais qu’un enfant. Je ne comprenais pas tout, non, mais je devinais déjà. C’était fou. Comme le mot Liberté (…) ».

Sanseverino
Samedi 24 novembre à 21h
Grand retour au blues électrique gorgé de guitares ! Sanseverino n’a rien perdu de sa plume pour décrire sur un ton humoristique décalé des tranches de vie (…). Passant du swing manouche au rock et au blues avec aisance, toujours avec virtuosité et justesse (…) .

Tarifs : 15/20/25 euros Points de vente habituels