Atelier mécanique : aucun jugement ne remet en cause le projet !

Concernant le projet de réaménagement de l’ex atelier mécanique, le maire Marc Vuillemot assure « qu’aucun jugement ne remet en cause le projet »  :

« Sous le titre, « l’invraisemblable souvent préféré au vrai », explique le maire, j’évoquais il y a quelques jours dans un article de mon blog ma moyenne appétence pour les réseaux sociaux, outils de communication formidables mais souvent utilisés par des malveillants pour colporter des fausses nouvelles, des infox, comme on les appelle aujourd’hui ».

« L’actualité de la justice administrative me donne l’occasion de conforter mon sentiment, ajoute Marc Vuillemot, Ce dernier week-end, je me suis en effet étonné de devoir répondre à nombre de mes concitoyens, certains affolés, d’autres dépités, d’autres encore ricaneurs, m’interpellant sur l’annonce d’une soi-disant décision de justice ordonnant l’arrêt du projet de complexe cinématographique, hôtelier et de commerces de culture, de loisirs et de bouche, qui doit voir le jour sur le site de l’Atelier mécanique de nos anciens chantiers navals.

« Des bonimenteurs prenant les Seynois pour des Jocrisses »

« La nouvelle avait été diffusée sur les écrans des ordinateurs et smartphones. Elle était donc pour eux forcément avérée, ironise-t-il. Le bouche à oreille avait fait le reste, la dispersant comme une traînée de poudre ».

Or, assure le maire, c’est archi-faux ! Et ceux qui sont à l’origine de cette infox sont des bonimenteurs prenant les Seynois pour de naïfs gobe-mouches crédules.

Et d’ajouter : « Ces mystificateurs sont – c’est sûrement un pur hasard… – de la même famille politique que ceux qui, quelques semaines avant les élections municipales de 2014, avaient, forts de leur majorité au sein de la Commission départementale d’aménagement commercial, voté contre le projet (voir l’article de Var-matin de l’époque), m’obligeant à saisir en appel la Commission nationale qui, elle, l’avait validé à l’unanimité, mais faisant ainsi perdre de longs mois au programme ».

« L’arrêt du juge n’arrête pas le projet »

« La réalité, explique-t-il, est que la cour administrative d’appel de Marseille a bien rendu un jugement courant octobre. Pour une parfaite et objective information de tous, on peut en lire l’intégralité. Et on y notera que la justice administrative n’a en aucune façon mis un terme au projet, seule la forme de la décision municipale, et non son fond, ayant été jugée non parfaitement conforme. Nous allons d’ailleurs saisir le Conseil d’État pour que la qualité du travail de nos dévoués fonctionnaires ne demeure entachée d’aucun doute ».

« Et, pour ceux des visiteurs de mon blog qui, comme beaucoup d’entre nous, dont moi-même, sont peu familiarisés avec les termes juridiques, l’article paru ce mardi dans Var-matin, expose dans le détail la substance factuelle de l’arrêt rendu par les juges. »

« Il reste que nous ne sommes pas au bout de nos peines, poursuit-til. On reste toujours dans l’attente du jugement que doit rendre le Tribunal administratif de Toulon à la suite d’un recours formé par une association contre le permis de construire. Celui-ci dispose depuis juillet dernier de tous les éléments utiles au rendu de sa décision. Il ne reste plus aux Seynois qu’à faire preuve de patience… »

« Pourquoi cultiver la désespérance et l’insécurité au détriment de la culture ? »

« On en est là. Ainsi que l’expose notre érudit local Jean-Claude Autran dans un article de son site Internet, les Seynois attendent donc depuis 1990 – près de 30 ans ! – que se concrétise un projet de cinéma sur nos anciens chantiers… »

« Et certains, déplore Marc Vuillemot, en particulier aux approches d’échéances électorales, semblent prendre un malin plaisir à user de tous les stratagèmes pour que La Seyne demeure la seule commune de France de plus de 50.000 habitants à ne disposer d’aucune salle obscure propice à l’éveil à la culture, à figer l’image d’une ville en désespérance au travers d’une friche industrielle en ruine (même si elle inspire certains artistes, à l’instar de Franck Lovisolo, dont j’invite à visiter le site Internet), et à maintenir un site en totale insécurité du fait de sa pollution et de son délabrement… »

Et de conclure : « Nous, élus et fonctionnaires communaux, nous ne lâchons rien, malgré les embûches ».

« Je gage que les Seynois sauront se souvenir des postures des uns et des autres ».