Anthony Civettini : « L’emploi des Seynois au cœur de nos préoccupations »

L’adjoint au maire délégué à l’Economie* et à la Politique de la ville entend bien promouvoir l’emploi dans tous les projets de développement local.

Le Seynois : Que peut faire un élu local aujourd’hui pour lutter contre le chômage à La Seyne ?

Anthony Civettini : Il peut accompagner au mieux un développement économique prometteur. Il s’agit de favoriser au maximum l’emploi dès qu’une entreprise est en voie de se développer, d’une part, et d’autre part de conserver et d’élargir les zones d’entreprises. Et elles jouent souvent le jeu. Prenez le groupe Joa, qui doit ouvrir le casino de La Seyne en fin d’année. Il met en œuvre un plan de recrutement d’une soixantaine de personnes. Et via son propre organisme de formation, il va favoriser l’ascenseur social pour nombre de Seynois. En réorganisant des zones d’activités comme celle de Camp Laurent, en concertation avec TPM, notre équipe municipale va aussi favoriser l’installation d’entreprises qui embaucheront. D’autres espaces comme Brégaillon et Grimaud vont encore accueillir des activités industrielles notamment avec Monaco Marine. Elles seront un autre gisement d’emploi. Notre boulot consiste à favoriser au maximum le recrutement de Seynois, formés en fonction des besoins. On compte pour cela sur l’IPFM en particulier. Je constate aussi à quel point nos entreprises jouent le jeu avec les clauses d’insertion et d’emploi local que notre contrat de ville prévoit.

L. S. : Dans les faits c’est l’Agglomération de Toulon qui est la première compétente en matière d’économie.

A. C. : Chaque fois que nous avançons unis et déterminés, l’Agglomération entend les élus seynois. Franchement, à TPM nous sommes associés aux stratégies de développement de notre territoire. En plus de l’agglomération nous travaillons aussi avec la CCIV sur, par exemple, la partie croisière que nous devons continuer à développer .

L. S. : Justement, les navires abordant à quai à La Seyne, ça ne signifie pas forcément que les croisiéristes y resteront.

A. C. : C’est un gros enjeu pour la commune, notamment pour le centre-ville. D’ailleurs la revitalisation du tissu commercial en coeur de ville est l’une de nos priorités. Une étude est en cours pour relancer un dispositif FISAC et nous venons de mettre en place un numéro d’appel unique pour les commerçants (voir page 9). Il faut organiser et faire connaitre une offre locale attractive. Du littoral de Tamaris et des Sablettes , avec son patrimoine architectural, à nos musées et monuments, en passant par notre centre provençal, il y a largement de quoi susciter l’intérêt des croisiéristes ! Un exemple, les conchyliculteurs de la baie et les villages de pêcheurs qui allient tradition et gastronomie. Encore faut-il que tout cela soit connu des touristes avant même leur débarquement. Nous travaillons avec l’Office du Tourisme de l’Ouest Var à la définition et à la mise en œuvre de circuits propices à la captation de cette population de passage.

Propos recueillis par Michel Neumuller

*Adjoint délégué à l’industrie, à l’artisanat, au commerce, aux marchés forains, aux foires, aux salons, à la valorisation des espaces à vocation industrielle, artisanale, commerciale, touristique, agricole et à la coordination de la « politique de la ville ».