Tran to Nga : le combat d’une vie

Mercredi 26 octobre, le comité varois de l’Association d’amitié franco-vietnamienne a invité la résistante Tran To Nga, en salle du conseil municipal de la mairie de La Seyne-sur-Mer. Sa conférence évoquait son combat en justice contre 26 multinationales. Son livre, intitulé « Ma terre empoisonnée » est paru en 2016 aux éditions Stock.

Suite à une formation de chimiste, elle a été journaliste, enseignante, directrice d’école et formatrice d’enseignants. Ses engagements auprès des résistants l’ont amenée à prendre le maquis pendant des mois. Elle reçoit alors du défoliant mais ne se doute pas tout de suite de sa dangerosité. Son premier enfant est décédé d’une malformation cardiaque et les deux autres ont également des séquelles. Elle sait aujourd’hui, par des analyses médicales, qu’elle a de la dioxine dans le sang. Il existe 17 types de pathologies liées à ses épandages et qui ont duré 10 ans et ont contaminé des millions de personnes. La préparation des procès démarre en 2009 et s’avère très difficile. Véritable combat de David contre Goliath, puisque 3 avocats bénévoles, dont William Bourdon, affrontent 38 avocats des 19 firmes. De plus, très peu de chercheurs ont travaillé sur les conséquences médicales de ces épandages criminels. La 7ème audience aura lieu le 5 décembre prochain.

Nathalie Porzi