Nos 6 000 écoliers ont bien fait leur rentrée!

L’éducation, un engagement « historique à La Seyne-sur-Mer » que le maire espère pouvoir tenir. La Ville s’efforce en effet de proposer une offre qui va au-delà de ses compétences obligatoires en ce qui concerne les écoles.

Les cartables tout neufs, les beaux habits, les grosses larmes des tout-petits, le trac des parents, l’empressement des enseignants et personnels communaux… Rien ne manquait au tableau d’un lundi de rentrée des classes, ce 3 septembre à l’école Amable-Mabily. Même quand on a « 36 ans de métier », dont dix au sein de cette maternelle, comme c’est le cas de Sylvie Beaudouard-Becchino, professeur des écoles maître formateur, « c’est toujours nouveau ! ». D’autant que cette rentrée 2018 est aussi celle de l’arrivée de Cyrille Bernoux comme directeur (9 écoles changent de directrice ou de directeur cette année scolaire). En plus d’être la dernière dans les murs actuels de l’école Mabily : celle-ci fera en effet l’objet, dès l’an prochain, d’un beau projet de reconstruction pour former un groupe scolaire avec l’élémentaire Jules-Verne.

Une rentrée « plutôt dans de bonnes conditions »

Et c’est dans cette école Amable-Mabily que le maire Marc Vuillemot a donc choisi de se rendre ce 3 septembre, tandis qu’un peu plus de 6 000 petits seynois faisaient leur rentrée dans les 30 établissements scolaires de la commune (15 maternelles, 15 élémentaires), « plutôt dans de bonnes conditions », selon lui. En termes de « ressources humaines », en effet, « les dotations [en nombre de postes d’enseignants et par conséquent de classes] correspondent aux besoins ». Si les effectifs ont légèrement diminué ces dernières années, ils sont restés stables de 2017 à 2018. Sur 260 classes, 5 ont été fermées mais 5 ont été ouvertes dans le cadre du dédoublement obligatoire des classes de CE1 (après les CP en 2017) dans les quartiers prioritaires (élémentaires Georges-Brassens, Lucie-Aubrac, Victor-Hugo et Jean-Zay).

L’école hors-les murs

Mais les ressources humaines, c’est aussi le personnel communal, dont les agents territoriaux spécialisés dans les écoles maternelles (Atsem), or à La Seyne-sur-Mer, avec 96 agents pour 94 classes, l’obligation légale (un Atsem par école maternelle) est largement dépassée par la Ville.

En plus d’assurer les temps méridien, périscolaire et de loisirs, la municipalité s’efforce de proposer une offre d’activités dont les enseignants peuvent se saisir, notamment des « classes transplantées » (sports, nature, arts-plastiques, bibliothèques, classes de la Navale…).

D’une manière générale, en ce qui concerne sa politique éducative, la Ville s’implique bien au-delà de ses attributions obligatoires, un engagement « historique à La Seyne », que le maire voit comme « l’un des moyens de contribuer à l’égalité républicaine ». Et « qui relève réellement d’une démarche de service public ». Mais au regard des budgets toujours plus contraints par l’État, Marc Vuillemot fait également part de ses « inquiétudes » quant à « la pérennité » de l’action communale en faveur de l’éducation.

laurence.artaud@la-seyne.com